21/04/2007

Destituer George W. Bush ? Bravo au Sénat du Vermont !

 

 

Hier vendredi, entendu sur une chaîne française que le Sénat de l’Etat du Vermont vient de demander, par 16 voix contre 9, qu’une procédure de destitution (impeachment) soit ouverte à l’encontre de George W. Je connais bien les Etats-Unis (y ai étudié une année, y vais une fois par an rendre visite à la famille d’un de nos fils et je suis la vie du pays, au plan sociétal, politique et même littéraire), et j’attendais depuis longtemps qu’une personnalité d’envergure ou un média significatif dise que le Président actuel est à l’évidence bon à destituer. Et que ce serait une œuvre de raison et de salubrité publique planétaire.
Mais on sait le terrorisme intellectuel (dit patriotique) qui s’est abattu sur le pays après le 11 septembre. Tout doute quant à l’excellence des orientations du Président et de son entourage conservateur extrême – et qui se proclame « chrétien » (là vraiment, il faut le faire, mais l’espace ne permet pas de détailler cette énorme invraisemblance) - était immédiatement et sévèrement taxé d’anti-américanisme. Ce qui explique qu’il ait fallu autant de temps pour que les démonstrations – au reste éclatantes - des mensonges, des arrogances, des fautes politiques grossières, pénètrent la conscience de suffisamment de citoyens. Pénètrent et fassent renaître assez de lucidité pour qu’on ose dire que « L’Empereur est nu » (que George W. est mad – cinglé et obtus).
Quelle fraîcheur bienvenue, donc, que cette déclaration du Sénat du Vermont. La commentatrice TV d’hier relevait que le Vermont est un petit Etat, et de la Nouvelle Angleterre (région considérée par les fidèles du Président comme politiquement insupportable et irrécupérable à cause de son libéralisme – au sens américain du terme, à savoir, progressiste, ouverte, différenciée). Ce  serait évidemment mieux si c’était le Texas qui demandait l’impeachment ! Il reste qu’il n’est certainement pas anodin qu’une Chambre parlementaire d’un des 50 Etats de l’Union émette une proclamation aussi « lèse-Président » que celle-ci.
Pour ma part, je n’ai pas voulu désespérer du bon sens pragmatique et de l’intelligence coutumières de ce grand pays, malgré la camisole de force idéologique que lui a taillé l’équipe Bush-Cheney et les autres (voir les menus ennuis en ce moment de Paul Wolfowitz, ancien Ministre adjoint à la défense puis téléguidé à la Banque mondiale…). Le réveil du coma collectif a été très long mais ne boudons pas aujourd’hui notre plaisir. Vive le Sénat du Vermont !

12:01 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

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