02/06/2007

"La parole aux communes", égoïste et même antidémocratique

 

Intéressant de voir comment les titres d’initiatives sont tels qu’on a envie de donner aux initiants le Bon Dieu sans confession… C’est encore le cas avec « La parole aux communes ». En bref il s’agit pour l'essentiel d’une poussée de municipalités à l’aise financièrement qui ne veulent pas de la démarche nécessaire de péréquation et agitent de routine le spectre de la perte de toute autonomie communale. Il ne faut pas s’y tromper, elles ne sont pas seulement contre des aspects techniques à discuter de cette péréquation, elles balayeront le principe même si on les laisse faire. L’initiative est une démonstration encore d’un populisme des riches que dérange une société qui, avec la libderté, veut la responsabilité et une solidarité suffisante. Il faut le redire : le mécanisme qu’on veut introduire permettrait à une centaine d’édiles d’une quarantaine de communes représentant 1 à 2% de la population vaudoise (!) de mettre en cause tout décret ou loi ; cette mini-minorité pourrait arrêter à tout moment le train sur les rails, alors que l’époque demande tout de même qu’on puisse prendre des décisions sans se voir constamment mettre des bâtons dans les roues. Cerise sur le gâteau, cela donnerait aux municipalités des prérogatives disproportionnées de prendre position à la place de leurs concitoyens et des législatifs communaux, sans consulter ces derniers. Avancée démocratique ?? C’est l’inverse, merci à chacun(e) de bien y réfléchir.

08:55 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.