08/07/2007

Fin de partie (de législature)

 

 Suite de mon inclusion sur ce blog du 3 juillet 2007

Les cimetières sont remplis de gens irremplaçables…Cette formule connue est correcte. C’est dire que je ne prétends en rien avoirles solutions ou que le canton va être terriblement appauvri par le départ du bon Dr Martin du Parlement (puisque je n'ai pas été réélu ce printeps.! Il est vrai que j’aurais eu plaisir à œuvrer pour une seconde législature, on est plus efficace avec l’expérience acquise. Mais les nouveaux apporteront d’autres compétences.

 

Le parti radical, lemien, a de la peine à sortir d’une gangue du genre « grand parti de gouvernement mais usé » … Pourtant, les radicaux continuent à proposer des personnalités femmes et hommes de qualité, expérimentées, ouvertes (ce sera le cas encore pour les élections fédérales cet automne), mais l’électeur semble ne plus le savoir… Je formule le vœu vif que la jeune génération de radicales/aux saura convaincre ses contemporains que nos propositions sont bonnes à suivre. Ceci toutefois sans travestir un vrai capital d’équilibre, de bon sens, de volonté de concilier initiative privée et préoccupation sociale - et la vocation de passerelle par-dessus le centre politique quand nécessaire - légués par d’illustres prédécesseurs. Héritage qui heureusement a encore des représentants au Grand Conseil.

 

Un mot du fonctionnement du Grand Conseil : ça va, cela se passe plutôt bien, sous la houlette de bons Présidents. Mais la maladie  - chronique - des organes politiques est l’emprise (trop souvent même la domination) de l’urgent sur l’important. Je réalise qu’il y là une sorte de fatalité : les média, mais aussi les citoyens, la collectivité, veulent du sensationnel, du polémique. Un soupçon de malversation - qu’on allègue chez l’autre - est bien plus payant en termes de visibilité que le travail laborieux, raisonnable, de recherche des solutions – de solutions pas forcément idéales, c’est bien rare, il faut alors trouver les moins mauvaises. Je rêve à des mandataires, les nôtres et ceux des autres partis, qui échappent à cette fringale de devoir se faire voir, motionner ou interpeller, peu importe le prétexte. Triste de constater que ce qui semble compter, ce n’est pas que vous disiez des choses justes ou constructives, c’est qu’on parle de vous, même si vous dites des âneries…

 

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04/07/2007

Irak -Qui dresse le compte global des morts?

 

Phrase que je tire d’un billet de Bertil Galland, gentleman de l’édition et du journalisme romands, peu susceptible au demeurant d’anti-américanisme simpliste, qui discute la manière dont l’Administration Bush rapporte à l’opinion les pertes de la guerre qu’elle a voulue en Irak.

 

En effet, elle s’est toujours montrée d’une grande discrétion, s’agissant de dispenser des chiffres crédibles quand aux multiples effets directs et collatéraux de ce conflit, y compris notamment les morts "non violentes", mais "simplement" de malnutrition, infection en principe facilement traitable, ou de manque de soins, dans les populations vulnérables - femmes et enfants au premier chef (on se souvient aussi que, dans les premiers temps de la guerre, il était interdit aux médias U.S. de montrer des images des cercueils revenant au pays). Restriction mentale soigneusement organisée, illustration de la manière dont, outre-Atlantique ces dernières années, le mensonge d’Etat a été porté à son plus haut niveau.

 

Bertil Galland mentionne des « investigations dignes de crédit qui estimaient ces pertes, après trois ans et demi de guerre (en septembre 2006), entre 400'000 et 800'000 morts ». A rapprocher de l’article de la très respectée revue médicale anglaise The Lancet qui, il y a plus d’un an, parlait d’une casse de l’ordre de 650'000 victimes. Et le désastre, bien entendu, ne fait que croître en intensité. On se désole bien sûr pour les plus de 3'000 GI’s américains tombés au front et pour leurs familles. Mais qui se préoccupe vraiment de ce que, pour chaque soldat U.S., ce sont 200 autres personnes qui perdent la vie ?

 

Dans une conversation récente avec un résident des Etats-Unis, ce dernier rappelait que, si la majorité du public états-unien laisse faire, ou en tout cas a beaucoup trop longtemps laissé faire, c’est lié de manière majeure au fait que l’armée est maintenant professionnelle, formée de volontaires. Qui sont recrutés de manière principale parmi ceux qui n’ont que peu de chances de réussir dans la vie civile et professionnelle : défavorisés divers, avec une sur-représentation des minorités ethniques. Bien peu de fils de sénateurs et Congressmen, financiers, capitaines d’industrie, vedettes de l’art ou de la scène… Triste.

 

 

 

 

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03/07/2007

Vers les élections fédérales - l'impératif besoin de réfléchir et d'agir "vert"

 

 

A peu de temps des prochaines échéances électorales, quelques mots sur la nécessité d’une ouverture substantielle aux problématiques environnementales (ce ne sont pas seulement les récentes péripéties autour d’Ecologie libérale qui me le font dire). Je sais très bien qu’il n’est pas facile, cas échéant, « d’être sage tout seul ». Mais si nous nous abritons derrière cet argument pour traîner les pieds, ou pire ne rien faire, alors le réchauffement climatique, entre autres, a encore de beaux jours devant lui. Bientôt plus de glacier sublimes, cela obligera à imprimer des cartes postales différentes… Et bien sûr les conséquences seront beaucoup plus graves dans d’autres régions de la planète. Alors que, il faut l’accepter, nous sommes tous dans le même bateau.

 

Certains craignent qu’on veuille nous faire remonter à l’âge des cavernes… Il faut se convaincre d’une chose : sans doute les progrès techniques en matière de limitation de consommation d’énergie, ou d’élimination/dégradation des polluants, vont-ils apporter une contribution non négligeable ; mais il serait illusoire d’imaginer que nous puissions résoudre les problèmes actuels par des mesures « indolores » qui ne changeront en rien en nos habitudes de vie. Là (comme ailleurs !), il faudra des attitudes et des comportements nouveaux. Je sais que les gens à fibre verte irritent les citadins qui roulent en 4x4, les personnes qui ont dans une époque ancienne pu bâtir des bungalows près de tel site de grande importance naturelle, ou ceux qui aimeraient développer tous-azimuts les potentialités des stations (pour le ski, pour des sports motorisés, etc.). Faut-il le redire, « Nous n’héritons pas la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants » ? Il faudra, Mesdames et Messieurs, accepter (demander!) des modifications limitantes, restreignantes, de nos envies de faire comme bon nous semble à court terme.

 

Inutile de dire que les Parlements comme les Gouvernements ont ici à endosser une responsabilité majeure. Même le Président Bush vient, contraint et forcé, d’admettre de s’engager contre le réchauffement climatique. A dix-huit mois de la fin d’un mandat présidentiel désastreux pour le monde et ses habitants, l’hebdomadaire Newsweek titrait récemment « Après Bush – comment restaurer le place de l’Amérique dans le monde » ; occasion de rappeler que les excès idéologiques sont les fléaux de la politique, à quelque niveau et à quelque époque que ce soit. Surtout au jour d’aujourd’hui, et aussi dans notre bon pays.

 

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