11/09/2007

Prendre en charge les brûlés - Admirable...


 

 

Belle fin de semaine dernière, au CHUV - et sur la TSR - , avec les manifestations organisées par le Centre des brûlés du CHUV, autour du Dr Wassim Raffoul et du Professeur Mette Berger - avec de nombreuses collaborations dont celle de Flavie, association des personnes brûlées et à l’occasion de la Journée nationale des hôpitaux, On se félicite de ce que les média  de notre région y aient accordé un intérêt attentif.

 

De l’excellent travail se fait dans de multiples domaines et services, on le sait mais on peut le redire. Pour prendre le CHUV - comme on peut s’en rendre en lisant les courriers de lecteurs - les expressions de satisfaction et gratitude sont bien plus nombreuses que celles qui critiquent. Dans tous les cas, ce qu’on a vu et entendu à propos des prises en charge de grands brûlés, si astreignantes (on peut avoir en permanence quatre infirmières autour d’un patient, sans compter les médecins et les autres), si longues, en était une vraie confirmation.

 

Extraordinaire intrication des aspects de médecine intensive d’abord (assurer la survie), de douches et pansements réguliers, de greffes de peau, puis d’une réadaptation aux multiples dimensions, physique (physio- et ergothérapie), psychologique et psycho-sociale (vivre avec un nouveau corps, assumer le regard que portent les autres sur vous). Ai noté que, entre autres moyens, l’hypnose y trouve une place.

 

J’ai été frappé par l’expression d’une membre de l’équipe qui s’attache particulièrement à ces aspects psychologiques : il s’agit avec le patient de « tisser une peau de mots »… Elle relève que, après le long séjour en milieu hospitalier, il s’agit de rentrer à la maison et que c’est souvent le plus difficile. Retrouver son univers familier, personnes, activités, choses, mais dans un corps si différent d’avant… Isabelle Moncada, dans l’émission 36*9 sur le sujet, relevait le besoin de « panser ces traces invisibles ».

 

Bravo donc. On veut croire que ces engagements, encourageants dans un monde qui ne l’est pas toujours, retiennent l’attention. Ainsi le livre de Marie-José Auderset « Brûlures profondes » (Editions Favre, 2007), avec les récits de vie de grands brûlés.

 

 

11:12 Publié dans Médecine | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.