16/01/2008

"Une mort très douce"


 

 

Grandes manoeuvres à l’occasion du centenaire de la naissance de Simone de Beauvoir. Accaparé par une activité de nature scientifique, j’ai dans le passé trop peu lu les « grands auteurs ». Articles et émissions sur le « Castor » (tout en m’apprenant que ce surnom lui venait de la proximité de son nom avec beaver, castor en anglais) m’ont fait trouver sur les rayons de la bibliothèque familiale « Une mort très douce » (Gallimard, 1964), sur les dernières semaines de sa mère, morte des suites d’un cancer à fin 1963.
 
Histoire forte d’une relation mère-fille difficile, dans des conditions où cette dernière s’est émancipée en tant que femme (entre autres et particulièrement), d’une manière inouïe jusqu’alors.

 

« Déformation »  professionnelle, j’ai été interpellé par les remarques faites sur l’attitude de mes confrères français de l’époque, avec ce côté paternaliste pas rarement autoritaire, de gens qui savent ce qu’ils ont à faire et s’embarrassent peu de l’avis du patient et de ses proches…
Réflexions aussi sur le dialogue avec les mourants, la vérité qu’on leur dit ou pas, la lutte contre la douleur. Avec des notations qui font que ce récit reste très actuel quant aux questions que pose la fin de vie - débats d’aujourd’hui sur les soins palliatifs, l’assistance au suicide, l’euthanasie.

07:48 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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