09/09/2009

S’il y a un point fort des Suisses, c’est le multilinguisme

J’avais été attristé par le papier de Fathi Derder sur l’apprentissage des langues et ai apprécié qu’Anna Lietti en prenne un contrepied, auquel le premier répond (24 Heures du 7 septembre). J’étais un fan de M. Derder quand il animait un débat radiophonique mais ne suis pas convaincu par son changement de manière consistant, dirait-on dans ce canton, à faire vinaigre. Il importe que chaque société ait ses fous du roi mais je les crois plus efficaces s’ils montrent de la mesure, une certaine finesse d’analyse.

 

S’agissant des langues, voyager (et pour moi le fait d’avoir vécu huit ans hors d’Europe) montre comment nos compatriotes sont couramment tri- ou quadrilingues - compliment particulier ici aux Tessinois et Grisons. Et c’est un avantage insigne. J’ai trois petits-enfants qui grandissent près de New York ; au risque de me rendre désagréable, j’insiste auprès de leurs parents sur le fait que, même si l’anglais est la lingua franca actuelle, c’est leur donner une chance formidable de faire en sorte que, naturellement, sans même avoir à bûcher scolairement, ils possèdent plus d’une langue. Et l’expérience démontre que les craintes que, ce faisant, ils n’en maîtrisent vraiment aucune sont très surfaites. Parents de couples bilingues, parlez chacun votre langue, ne vous laissez pas aller à la « facilité » d’une vie familiale monolingue, vos enfants vous en seront reconnaissants. Et cela vaut, avec les adaptations adéquates, pour ce qui concerne l’école. Ou bien veut-on, par ces temps déjà difficiles, affaiblir une compétence combien précieuse de beaucoup de Suisses ?

19:55 Publié dans Suisse | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

J'aurais envie de vous dire "OUI" avec enthousiasme... et pourtant ! Combien de suisses, réellement, sont-ils capables de tenir une conversation dans une autre langue ? Combien comprenne suffisamment une ou plusieurs autre langues nationales ?

En fait, je suis complètement d'accord avec vous, mais mon évaluation est un peu différente : je considère que les suisses sont POTENTIELLEMENT multilingues. Il reste un effort à faire pour favoriser réellement ce multilinguisme par une intensification des échanges notamment pour les jeunes.

Lorsque mes enfants demandent, avant l'arrivée d'amis venant nous rendre visite pour un week-end, quelles langues vont parler les arrivants... j'ai l'impression d'y contribuer un peu ! ;-)

Écrit par : Topor | 10/09/2009

le multilinguisme des Suisses?... Somit ist Broulis kein echter Schweizer was natürlich auch heissen soll dass er nicht nach Bern darf? Oder doch?

Pour l'instant, Broulis apprend le russe avec 120 autres Vaudois partis pour Moscou en emmenant le meilleur d'entre eux: Brélaz qui est multilingue depuis toujours, si sa première langue c'est le français, la seconde c'est la langue de bois!

Écrit par : Père Siffleur | 10/09/2009

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