23/09/2011

« Le problème, ce ne sont pas nos corps, ce sont les barrières ! »

 

Phrase qui étonne … prononcée début juillet, à la Fondation Brocher près de Genève, par Tom Shakespeare, bioéthicien britannique au sein de la section chargée du handicap au Siège de l’OMS. Lui-même est achondroplasique (nain), est donc limité dans ses aptitudes par sa petite taille et se déplace en chaise roulante (NB : certaines des positions ci-dessous sont remarquables dans la bouche d’une personne handicapée mais pourraient être une expression de banalisation et de manque d’engagement dans celle d’un autre). Il faisait un exposé dans le cadre d’une Académie d’été organisée par le Hastings Center (New York), institut connu de bioéthique, consacrée à la problématique de l’ « amélioration de l’être humain » (enhancement).

 

Il a eu la formule citée en titre en parlant de promotion des droits des handicapés; droits à une vie aussi libérée de contraintes que possible. Elle m’a frappé comme illustrant vivement ce qu’est la santé publique, domaine où j'ai oeuvré durant trente ans. C'est la branche de la médecine et de la politique de santé qui a pour objet le bien-être optimal des gens, au sein de la société;  elle veut permettre d’avoir la vie la plus autonome, la plus « praticable » et satisfaisante possible, dans son milieu ; une vie dans laquelle on ne se voit pas interdire l’accès aux potentialités de réalisation et de plaisir qu’ont la plupart de nos congénères. Shakespeare dit « le handicap est le produit de l’interaction entre des corps ‘limités' et des environnements sociaux qui excluent ».

 

Par barrières, il faut entendre ici tout ce qui nous bloque, diminue la qualité de vie. Qualité de vie liée, entre autres facteurs, à l’accès à une eau et des aliments sains, à la lutte contre les maladies infectieuses, à l’évitement de pollutions de toutes sortes, à la libération de la dépendance au tabac et d’autres produits, à ce qui rend malaisé l’exercice physique, parmi d'autres.

20:58 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Il y a un facteur très important à ne jamais oublier,surtout pour les personnes âgées et vivant seules ,le bruit .On vit dans un monde de décibels variant toutes les minutes de quoi transformer votre vie se retrouvant alors entre les mains d'un maître absolu qui lui ne vous laissera même plus vivre sereinement ,je veux parler du cerveau qui trop souvent soumis au stress se bloque et qui dés lors à la moindre alerte vous jouera des tours pendables vous mettant dans des situations mêmes très périlleuses et dangereuses surtout si vous êtes sans appuis extérieurs,comme se mettre à nettoyer toutes vos fenêtres juste pour échapper à ce bruit destructif et qui vous verra ensuite cloué sur votre lit,vos vertèbres vous ayant remis aux ordres de votre cerveau qui lui est un maître impardonnable le seul qui ne puisse admettre que vos 20 ans pour peu que vous les ayez en tête,lui n'est alors plus du tout du même avis et se fera un plaisir de vous le rappeler!

Écrit par : lovsmeralda | 26/09/2011

Les commentaires sont fermés.