29/09/2011

« Le problème, ce ne sont pas nos corps, ce sont les barrières ! » (II)

A propos des conditions de vie des perosnnes avec handicap (voir mon blog précédent), on sait les progrès importants réalisés par l’abolition des obstacles architecturaux, qu’il s’agisse d’environnement extérieur ou des bâtiments publics ou privés, et par les moyens (mécaniques, électriques, électroniques) permettant de se déplacer, d’accomplir tant de tâches de la vie quotidienne, d’utiliser ordinateurs et appareils. Jusqu’aux « prothèses » qui peuvent suppléer à des fonctions insuffisantes, notamment sensorielles. Remarque de Tom Shakespeare à propos de l’allongement des membres inférieurs par la chirurgie, parfois proposé à des nains : « pour que je puisse allumer la lumière, il ne s’agit pas d’abord d’allonger mes jambes mais de placer l’interrupteur plus bas ». Ou, à propos de surdité et des moyens d’aider les sourds – et en faisant référence aux pays défavorisés, cible principale de l’OMS : « Le langage des signes lui ne demande pas qu’on dispose de piles électriques ». Mais il ne s’agit bien entendu pas de refuser les moyens modernes.

 

L’objectif, s’agissant de santé publique et plus largement de politique sociale, est de permettre aux personnes handicapées un épanouissement aussi substantiel que possible. L'orateur a fait sourire l’audience en évoquant le bonheur, notion si difficile à juger. Il parlait de philosophes radicaux dont l’espoir affiché est le « enhancement »: améliorer l’homme pour en faire un sur-homme (transhumanisme), voire le rendre immortel. Notant que ces personnes peuvent être des perfectionnistes obsessionnels qui sont malheureux des imperfections de l’être humain tel que nous le connaissons, il s’est demandé si « malgré mes handicaps, je ne suis pas plus heureux qu’eux ». Tant il est vrai que le bonheur n’est pas d’abord une question physique ou fonctionnelle objective, mais un état d’esprit, lié notamment à une capacité d’adaptation.  

Il a eu une phrase qui fait réfléchir : « On a besoin de limites pour bien fonctionner ». Ce qui me fait penser à cette formule que je crois bonne, « La liberté ne vaut que par les limites qu’on accepte de lui mettre ».  

 

P.S.: L’OMS vient de sortir le premier Rapport mondial sur le handicap (OMS, Genève, 2011), indiquant que dans le monde on peut estimer que 15% de la population présente un handicap. www.who.int/entity/disabilities/world_report/2011/fr.

 

 

 

  

Commentaires

Tout ce qui est relaté dans cet article est bien vrai cependant en Suisse,la notion de bonheur que chacun peut trouver en soi -même est menacée,le saviez vous Monsieur?rire est mal vu mal considéré par ceux sans doute jaloux de ces dépenses qui sont nécessaires afin d'aider les handicapés.Triste monde me direz vous ?née après la guerre croyez bien que je ne m'attendais pas à ce genre de monde auquel beaucoup de personnes âgées sont tenues de se conformer,silence,ne jamais rire,c'est très mal vu.On en est là ,depuis les fameux contrôles liés à l'AI ce sont les gens seuls qui paient le prix!
bonne soirée à vous!

Écrit par : lovsmeralda | 01/10/2011

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