29/06/2012

Ecole – Comment gérer la diversité culturelle

 

 

On s’interroge souvent sur le nombre d’étrangers résidant en Suisse. Deux éléments doivent être considérés à cet égard : leur intégration optimale d’une part et, d’autre  part, les contributions que des personnes venues d’ailleurs apportent à notre société. Les Assises de la Chambre cantonale consultative des immigrés, à Renens le 9 juin, ont permis d’aborder ces points.

 

 D’abord, faut-il voir l’enfant récemment arrivé comme une page blanche, sur laquelle il s’agit simplement d’inscrire les principes du pays d’accueil et son histoire ? Il est plutôt une page en train de s’écrire et on ne peut négliger ce qui s’y trouve déjà, fait de coutumes très différentes et de déracinements (y compris des circonstances traumatisantes).

 

L’expérience pédagogique, en Suisse romande comme en Suisse alémanique, est maintenant substantielle, à travers les classes d’accueil. Des moyens ont été développés pour s’appuyer sur la langue d’origine dans l’apprentissage du français. A relever l’importance du contact avec les parents qui souvent peinent à comprendre les messages de l’école ; leurs enfants jouent alors parfois le rôle d’interprètes… mais il faut plutôt disposer de l’aide d’interprètes formés.

 

Une option à promouvoir est que la langue d’origine soit une branche optionnelle dans le programme – et il serait bon qu’un plus grand nombre d’enseignants soient eux-mêmes issus de l’immigration. Qu’on se souvienne enfin (occasion de sourire) qu’il y a un siècle, en France comme en Suisse, on avait des situations similaires avec l’arrivée à l’école d’enfants qui ne parlaient que des patois !

13:53 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)