28/03/2013

Gestes méchants dans le sport – Comment les réduire ?

 

 

Beaucoup d'efforts sont faits pour que le fair play soit à l’honneur partout où on fait du sport. Si les actes violents et insultants existent toujours, cela ne veut pas dire que les mesures de prévention ne servent à rien mais que cette « compétition » n’est jamais définitivement gagnée ; qu’il faut persévérer à passer les bons messages. Comme :

-         « Le respect, c’est la base » - « Le respect te va si bien »

-         « La diversité, c’est tonique et enrichissant »

-         « Pour former une équipe qui gagne, il faut des joueurs aux compétences et talents différents, au plan humain (caractère, attitude devant la vie) comme au plan physique et sportif ».

 

Pour lutter contre l’intolérance, voyons pourquoi elle surgit. 

 

Parce que l’autre est différent et que cela gêne, voire que cela suscite de la crainte. Dans tous les secteurs de la vie, on se pose des questions quand le collègue ou le copain n’est « pas comme nous » ; qu’il diffère par  son physique, sa couleur de peau, les habitudes de sa famille, sa manière de s’habiller… qui surprennent. Heureusement, cela n’empêche pas des joueurs « différents », venus d’ailleurs, d’arriver au top niveau - il suffit de voir l’équipe nationale de football actuelle. 

 

Parce que l’autre est meilleur. Si c’est le cas, la bonne manière de réagir n’est pas de dire de lui des choses désagréables ou de le diminuer, mais de s’entraîner pour acquérir ce qui nous manque encore. Au reste, la réalité est que certain(e)s sont plus doué(e)s que d’autres. Il y a de la sagesse à l’admettre (à ce stade, oui je suis moins bon). Récemment, avec des responsables de l’Association cantonale de football, nous avons parlé d’une situation où un parent jugeait qu’un entraîneur faisait preuve de racisme vis-à-vis de son enfant alors que ce junior, simplement, apportait nettement moins à l’équipe. 

 

Parce que je suis furieux « après moi ». Pour des raisons qui n’ont rien à voir avec le football, on peut être mécontent parce qu’on a raté quelque chose. Avec la tendance (surtout si on est un fort à bras) de passer sa frustration en critiquant les autres, en les bousculant pour n’importe quel prétexte qui tombe sous la main.

 

Des trucs qui aident à éviter cela ? Une première chose utile, dans toutes les circonstances de la vie, est de poser la question: « Cette circonstance frustrante, de qui est-elle le problème » ? Est-ce que c’est vraiment la faute de l’autre ? Ou est-ce que c’est mon problème à moi ? Ou encore est-ce la « faute à pas de chance » ? 

 

Alors, ma recommandation est d’abord de « respirer trois ou quatre  fois profondément par le ventre », de juger si cela sert à quelque chose de s’énerver contre les autres ou contre soi (recommandation que j’ai souvent faite à des confrères médecins énervés qui m’appelaient pour se plaindre ou me demander conseil). Ensuite, prendre le temps de discuter de ce qui a débouché sur des critiques ou une engueulade. Il arrive bien sûr qu’une critique soit justifiée ; si elle ne l’était pas, est-ce que c’est un des « parce que » discutés ci-dessus qui a mis le feu aux poudres ?

 

16:44 Publié dans Sports | Lien permanent | Commentaires (0)

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