19/07/2013

Compagnes de prêtres - Comment peut-on continuer à occulter la réalité ?

 

 

 

Périodiquement, de diverses manières, le drame des compagnes de prêtres et de leurs enfants resurgit (des sources informées parlent de 500 prêtres catholiques en couple/famille sur 2000 en Suisse).

 

A chaque fois, on est secoué par les témoignages de femmes d’ecclésiastiques sur des existences toujours lourdes, se cachant et cachant leurs enfants, culpabilisées. Quelques-unes de ces trajectoires se terminent bien quand les hommes ont le courage de quitter la prêtrise, mais tant d’autres femmes restent meurtries, rejetées, sans la moindre faute de leur part. Pitoyables mais aussi scandaleux, ces compagnons et pères qui refusent d’assumer. Pitoyable, l’institution qui semble préfère garder une attitude de « rien vu, rien entendu », refusant la simple reconnaissance des faits et les conclusions qu’on devrait en tirer.

 

Je ne pense pas être méchant homme et crois que les valeurs chrétiennes apportent des éléments substantiels à notre société. Cela étant, devant des histoires aussi fréquentes et inacceptables, mon imagination la plus échevelée est mise au défi de comprendre comment l’Eglise peut supporter de maintenir une position si déloyale. Comment une institution qui souhaite avoir une certaine crédibilité dans la collectivité peut-elle sérieusement rester les bras ballants ? Comme le dit Marc Bradfer, auteur de « Fils de prêtre » (d’un prêtre qui a eu une famille de huit enfants), si l’amour de Dieu est la première vertu de l‘Eglise, elle devrait aussi donner un peu d’amour aux humains, et spécialement à des personnes auxquelles elle fait du mal.