08/11/2013

Quand une haute personnalité politique de droite s’engage pour la santé publique

Suis tombé récemment sur les articles étoffés de plusieurs journaux d'audience internationale, commele magazine Time et le Hastings Center Report, revue renommée américaine d’éthique, consacrés à Michael Bloomberg, ingénieur et manager devenu très riche, qui termine son mandat de 12 ans de maire de New York.

 

Il est de ces hyperactifs qui s’engagent dans de multiples domaines. Après son départ de la mairie, il entend entre autres contribuer à l’amélioration de la gouvernance de grandes villes en Europe ! Mais c’est pour son engagement en matière de santé que j’en parle : il a amélioré pour les New-yorkais les possibilités de prendre de l’exercice ; il a pris de fortes mesures contre le tabagisme ; les Etats-Unis connaissent des problèmes majeurs d’obésité, liée à des non-foods bourrées de calories. Le maire a voulu éviter que ses concitoyens ne soient quotidiennement poussés à mal manger ; en plus d’instituer un ban sur certaines graisses, il a obligé les restaurants à déclarer la teneur calorique de leurs menus et a lancé un partenariat public-privé pour réduire la prise de sel. Pour éviter l’absorption de trop de sucre, il a voulu limiter la contenance des emballages de soft drinks, mais cette mesure toutefois a été attaquée et les tribunaux ont jugé que la ville n’avait pas la compétence légale voulue.

 

Comme le dernier point l’illustre, les secteurs industriels concernés ne sont pas prêts à se laisser faire. Jouant sur toute la gamme des « valeurs américaines », ils attaquent des démarches qui ont pourtant un vrai potentiel bénéfique, pour la santé des gens et pour la facture médico-sanitaire. En critiquant les limites promulguées comme des atteintes à la liberté (de se nuire…) et en présentant le maire comme une meddling nanny (nounou importune). Il est bien encourageant toutefois de voir un généraliste de la politique de très haut niveau - et qui n’est certainement pas de gauche - s’engager carrément pour que les intérêts de santé prévalent sur les gains commerciaux à court terme.

 

 

08:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.