03/11/2014

Grands-parents pour le climat !

 

 

 

Je suis grand-père – et je trouve que c’est un beau métier. J‘observe que les seniors peuvent encore rendre des services par leur expérience, le recul que donne la durée, une certaine sagesse on veut l’espérer. En septembre dernier a été lancé à Lausanne le mouvement « Grands parents pour le climat », suisse romand à ce stade, qui veut contribuer à répondre aux graves enjeux actuels.

 

 

 

Quelques jours plus tard, le 21 septembre, des milliers de marches étaient organisées dans le monde pour manifester les inquiétudes à cet égard ; la « People’s Climate March » a rassemblé à New York 300’000 participants. Et, le 23 septembre, s’est tenu dans cette ville le Sommet sur le climat des Nations Unies, où le président Obama a eu cette formule : « Nous sommes la première génération à ressentir le changement climatique et la dernière à pouvoir agir avant qu’il ne soit trop tard ».

 

 

 

Après leurs homologues des pays nordiques, du Canada et des USA, les grands-parents se mobilisent donc dans notre pays pour l’avenir de leurs descendants. L’impulsion est venue des rédacteurs de La Revue Durable (magazine basé à Fribourg). Le problème ne les touchera guère,  ils ne seront plus là quand les plus désastreuses conséquences seront concrétisées. Néanmoins, porteurs d’une responsabilité intergénérationnelle, ils veulent que le monde de demain soit encore « vivable ». L’association rappelle l’excellente formule (attribuée à une variété d’auteurs) « Nous n’héritons pas la Terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants ». Tiré de leur texte fondateur : « L’âge nous donne des droits, des places assises, des rabais, parfois même du respect. Face à l’urgence climatique, nous nous reconnaissons aussi des devoirs. Avec l’énergie [qu’ont encore de nombreux retraités], nous nous engageons en nous appuyant sur l’autorité scientifique des rapports du GIEC ». Lucidement, ils accordent un grand crédit aux rapports du Groupe d’experts intergouvernemental sur le climat - dont les conclusions à vrai dire ne sont plus contestées que par quelques aveugles ou sourds.

 

 

 

Ils entendent joindre leurs efforts à ceux de groupes comparables émergeant ailleurs. « Nous voulons que nos petits-enfants et ceux de la planète puissent vivre et connaître la beauté du monde... Nous ne voulons pas qu'ils nous reprochent de n'avoir rien fait pour le climat ».

 

 

 

Pratiquement, tout en utilisant les canaux politiques de notre démocratie, les Grands-parents pour le climat veulent que soient réexaminés fondamentalement nos comportements et nos choix, dans l’habitat, les consommations, les déplacements, privilégier les achats économes en énergie grise (à savoir attentifs aux externalités en termes d’usage évitable de ressources), promouvoir de nouvelles formes de solidarité au niveau planétaire.

 

 

 

Idéalistes sans doute, mais ces seniors ont appris le réalisme:  « La complexité du marché mondialisé, la diversité des cultures concernées nous rendent humbles devant cette tâche ». Mais il y a urgence : « Si nous n’agissons pas, les lenteurs et forces d’inertie en présence entraîneront beaucoup d’irrémédiables dégâts ». Il s’agit donc d’aiguillonner les concitoyens, les médias, les politiques afin que la prise de conscience des risques climatiques s'accélère et que les actions suivent. Nous-mêmes, disent-ils, nous engageons personnellement à adopter des modes de vie plus simples et économes. 

 

 

 

A propos de recherche de modalités durables de vie sur cette Terre, je mentionne le documentaire récent d’une journaliste d’investigation française qui montre le développement de divers modes de production agricole de proximité et de circuits commerciaux courts, loco-régionaux. Développement aussi de monnaies locales : thème particulièrement intéressant, avec des effets écologiques marqués. 

 

 

 

Sur tous les continents, on voit aujourd’hui des réussites, des projets améliorant l’alimentation,  la santé et la qualité de vie tout en étant durables. Mais il y a aussi les contre-exemples qui tempèrent un éventuel optimisme  (par exemple, voir une émission sur  la « croissance-miracle » de tel ou tel pays du Golfe après un reportage enthousiasmant sur la promotion d’énergies renouvelables et des façons de vivre plus frugales).

 

 

 

Comment les choses évolueront-elles dans les années qui viennent ? Je me souviens de la formule d’un historien des sciences disant que, comme personnes, on ne se rend pas compte sur le moment du fait que la/notre société vit une mutation majeure, une (r)évolution  - que c’est plus tard que d’autres le réalisent. Peut- on espérer que la lame de fond d’une réorientation de nos attitudes et pratiques vis-à-vis de la croissance – si souvent dite indispensable, « sacrée » - est en route ? Dans tous les cas, les Grands-parents pour le climat n’entendent pas se reposer sur un tel espoir, ils vont activement se faire entendre, parce que nous devons entrer dans la post-croissance

 

Commentaires

@Monsieur Martin très joli texte cependant comme de nombreux grands parents qui rient en lisant ce genre de recommandations qui elles en définitve seraient fort recommandables à la jeunesse,je me pince pour savoir si je suis réveillée ou entrain de cauchemarder
En effet nous ne sortons plus des fois que nos rides empêcheraient les plus jeunes de dormir et que nos expirations pulmonaires remplies de CO2 intoxiquent nos voisins ,
Nous n'avons pas de voiture car l'air est pollué d'après ce que je comprends mais par ceux qui se prétendent protecteurs de la nature nous ne natelisons ni ne Iphonisons afin de ne pas nous sentir coupable du désastre humanitaire d'enfants Chinois obligés de travailler plus de 12 heures par jour et ce au contacts de composants électroniques des plus malsains pour leur organisme,nous recyclons tout ce qui se trouve à portée de nos mains et ce depuis toujours et surtout intelligemment sans le crier sur les toits et en plus il faudrait se sentir coupable d'une éventuelle dégradation du climat si je suis bien votre texte?
Remarquez a chaque phases lunaires survient un changement et l'Almanach du Messager Boiteux est un excellent repère et ancestral pour prouver s'il en était besoin que la terre est ronde qu'il y a toujours eut 4 saisons et que le monde même s'il n'était pas parfait avant l'arrivée de l'informatique tous azimuts était quand même plus agréable à vivre qu'aujourd'hui ou on veut le samedi dès le lundi
Vous vantez le Giec ? combien sont-ils à ne posséder aucune technologie moderne aucun ordinateur ? on sait la peur mauvaise conseillère et malgré tout le respect que je vous dois Cher Monsieur Martin , le Giec dont Bill Gates doit faire partie et qui lui se moque complètement du devenir de ces petits Chinois souvent à peine âgés de 12 ans qui triment pour permettre aux Occidentaux de faire la morale à leurs ainés pour autant qu'ils ne les oublient pas comme une paire de chaussette jetée n'importe ou ,ces gens là feraient bien de prendre conscience qu'à trop crier au loup plus personne ne les croit ce d'autant quand on lit l'article ou Monsieur Munter excellent scientifique s'exprime sur Swissinfo et qui nous fait prendre conscience que même âgés on n'a rien à se reprocher car le chemin du futur c'est nous qui en avons tracé les sillons et personne d'autre.
Si les jeunes d'aujourd'hui ne savent pas trouver les semences nécessaires pour sortir des limbes de préjugés aussi archaïques que l'ancien testament nous n'y pouvons rien
Mais il est aussi vrai que les gifles reçues par ceux qui nous interdisait de prononcer les mots papa et maman faisaient déjà partie d'une élite qui avait déjà à cœur de vouloir changer tous les comportements y compris naturels comme réclamer ses parents
C'était peut-être les ancêtres su Giec actuel,allez savoir
Très belle soirée pour Vous Monsieur

Écrit par : lovsmeralda | 05/11/2014

Les commentaires sont fermés.