26/06/2015

Les excès de langage ne sont pas souhaitables - Après le vote sur le DPI

 

 

 

 

 

Dans les débats commentant l’acceptation par le peuple de la modification constitutionnelle sur le DPI, on a entendu des choses bien surprenantes. Ainsi, deux présidents de parti au niveau suisse, qui disent avoir voté oui mais s’opposeront à la loi subséquente contre laquelle il y aura référendum. Bonjour la cohérence… Comment voulez vous que le citoyen s’y retrouve, si on se souvient que le Conseil fédéral et les Chambres ont joué parfaitement franc jeu en faisant adopter ce que sera la loi avant le vote récent? Ensuite, on a vu réapparaitre les propos excessifs et indûment alarmistes : porte ouverte à des dérives majeures, rejet des valeurs fondamentales, voire « scénario à la Frankenstein ». Bonjour la pondération qui est censée caractériser la politique suisse.

 

Déception de perdants, d’accord, mais tout de même. Que font-ils des faits : 1) les Français et les Belges connaissent et pratiquent le DPI, ce sont pourtant eux aussi des gens civilisés ; 2) des couples suisses s’adressent à eux depuis des années, avec des résultats éthiquement impeccables ; 3) le DPI permet d’éviter des interruptions de grossesse; 4) il n’est pas acceptable d’affirmer que les deux tiers des Suisses qui ont voté oui le 14 juin font tou(te)s bon marché de la dignité humaine.

 

Aurons-nous le droit l’an prochain à un débat objectif et serein sur les questions précises que peut poser une telle loi et sur ses effets concrets, ou devrons-nous à nouveau trouver notre chemin au milieu de fumigènes ?

 

 

 

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