08/10/2015

Pourquoi il est bon de parler de période anthropocène

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les débats sont vifs sur les mutations du milieu de vie, en particulier le changement climatique, à l'approche de la Conférence de Paris. Devant la gravité des problèmes écologiques liés à l'action/empreinte humaine,  la pratique se répand , à juste titre à mon sens, d'utiliser le terme anthropocène. Ceci pour faire référence aux grandes ères géologiques et sensibiliser à l’importance déterminante de l’« hénaurme » différence d’ordres de grandeur temporelle des périodes ayant vu des bouleversements majeurs.  

 

Une raison forte des cécités actuelles est que beaucoup se reposent sur le paresseux « Cela a bien été jusqu’ici, cela ira bien encore quelque temps » et que nous n’aimons pas les mauvaises nouvelles. Cette répugnance est avec nous depuis toujours sans doute mais, dans le passé, les conséquences délétères de l’action humaine ne touchaient la planète que de façon localisée et bien lentement. Avec des mutations à couper le souffle, la situation est aujourd’hui totalement différente : évolutions asymptotiques en quelques décennies (démographie mondiale, consommations, pollutions).

 

La révolution industrielle qui a permis les « merveilles » dont les effets altèrent l’écosystème date de 200 ans. Ainsi, ces modifications sont intervenues dans le dernier vingt-millionième de l’existence de la Terre (4,5 milliards d’années). Nous restons bouche bée devant des alignements de zéros ou de décimales, mais le fait est que nous n’en prenons pas la mesure, cela ne nous pénètre pas. C’est là que l’emploi d’un mot qui rappelle les ères géologiques est très indiqué, pour aider à la prise de conscience de ce que des bouleversements qui se faisaient en dizaines  de millions d’années surviennent aujourd’hui en un extrêmement bref laps de temps.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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