23/01/2018

No Billag : Les incohérences des initiants

 

Une chose difficile à comprendre est que les milieux nationalistes s’engagent en faveur de cette initiative. Eux qui pourtant sont les chantres de la suissitude et de la diversité qui fait le génie de notre pays. Or, ce sont ces caractéristiques de la Suisse qui font qu’il faut éviter comme la peste de voir nos médias devenir dépendants de décisions prises, dans tels bureaux d’une métropole - alémanique ou étrangère, sur des bases de pur rendement financier. C’est ce qui arrivera si on supprime la redevance. On sait que le riche patriarche des nationalistes a pris des intérêts dans des journaux et qu’il a sa propre chaîne de télévision ; il dit défendre notre pays mais on peut craindre que ce qui l’intéresse soit une Suisse uniformisée selon ses convictions.

Des médias de service public sont indispensables si l’on entend continuer à profiter d’information et de documentaires, notamment, de la qualité de ce qui vaut aujourd’hui (que d’autres pays nous envient). Les initiants insistent sur la digitalisation rapide de la société - les gens suivent tout sur leur ordinateur. Mais ils négligent le fait que cette évolution laisse sur le bord de la route les personnes précarisées, moins instruites, qu’un affaiblissement majeur des médias de service public défavorisera encore plus...

Certaines réformes soient souhaitables mais vouloir les amener par « No Billag » est totalement disproportionné.

 

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