02/07/2018

Le Conseiller fédéral Cassis

Ignazio Cassis est un confrère et ami de longue date, j’ai apprécié son action de médecin cantonal du Tessin, j’ai salué le fait qu’il accède au Conseil fédéral. Il a fait récemment des déclarations surprenantes.

D’abord, il y eu ses paroles sur le Proche-Orient et ses centaines de milliers de réfugiés. Pourtant, la situation matérielle, psycho-sociale, familiale, de travail, de ces personnes  est un problème majeur depuis plus d‘un demi-siècle ; on ne saurait régler le problème par des phrases simplistes. Ensuite, il a donné des coups de gomme à un rapport au Conseil fédéral sur le développement durable et la transition énergétique. Supprimer le mot solidaire de l’expression « une Suisse fiable et solidaire » est préoccupant, et pas dans la tradition de notre pays. De plus, je ne serais pas le seul à être atterré s'il donnait, sur le dossier climatique, dans des affirmations du style négationniste de l’Administration US. Il est impératif d'appliquer une nouvelle stratégie énergétique qui s'éloigne à grande vitesse des énergies fossiles.

Ceux qui sont engagés dans la coopération craignent que des considérations strictement économiques, celles du SECO, prennent de plus en plus d’importance et qu’on porte un regard indûment critique sur des programmes d’éducation, de formation ou sociaux qui n’ont pas de retombées directes favorables à la Suisse. Pourtant, avant son élection, Ignazio Cassis présidait Fairmed, une fondation qui avait pour vocation l’aide aux lépreux (un domaine où l’objectif ne pouvait guère être la rentabilité économique).

J’imagine aussi qu'il fait partie de la majorité du Conseil qui a décidé d’affaiblir les conditions strictes mises à la vente d’armes à l’étranger – alors que le Proche-Orient est à feu et à sang et que des factions armées sévissent ailleurs.

Où est passé le médecin de santé publique et remarquable polyglotte avec une vision mondialiste ? Mais je sais qu’un mandat de Ministre des affaires étrangères est une charge extrêmement lourde, qu’il faut apprendre le métier.

 

 

Commentaires

Monsieur, vous écrivez :

"est un problème majeur depuis plus d‘un demi-siècle"

Connaissez-vous le cas d'autres réfugiés qui aient bénéficié d'aides qui dépassent 6 mois, on ne peut pas dire que leur cas soit moins critique que celui des arabes connus sous le faux terme de "palestinien", si l'on regarde de plus près ce qu'il s'est passé au Darfour avant l'indépendance du Sud-Darfour, plus de 600'000 civils massacrés, en très grande majorité des chrétiens poursuivis dans les moindres recoins, juste parce qu'ils sont chrétiens, est-ce que le HCR leur a donné le millionième de ce que les soi-disant "palestiniens" ont reçus depuis 70 ans ?

Et quel est le seul pays qui a accueilli plus de 60'000 réfugiés venant du Sud-Darfour ?

Ironie de l'histoire, ce ne sont pas des pays chrétiens, qui eux accueillent des musulmans comme c'est le cas du vatican, mais bien Israël qui a reçu ces 60'000 civils désespérés que personne ne parle de leur monstrueuse destinée !

Écrit par : Corto | 10/07/2018

Réaction du conseiller de Mahmoud Abbas suite à la décision de l’Australie de stopper son aide financière « vous méritez que l’on vous crache dessus » !

Un terroriste en complet-cravate reste un terroriste et un individu grossier. Nabil Chaat, l’un des “éléphants” du Fatah, aujourd’hui conseiller de Mahmoud Abbas pour les relations extérieures vient d’en donner une nouvelle confirmation.
Il a réagi à la décision de l’Australie de stopper son aide financière à l’Autorité Palestinienne tant que cette dernière maintiendra sa pratique de versement de salaires aux terroristes détenus en Israël ou aux familles de terroristes morts.

Nabil Chaat a d’abord dénoncé l’emploi par la ministre australienne des Affaires étrangères Julie Bishop du mot “criminels” pour désigner les terroristes: “Il s’agit d’une manière dégoûtante de parler de nos héros et de nos saints martyrs. Ce sont nos héros qui sacrifient leur vie, ce sont les étincelles de la liberté…on ne peut les comparer à d’autres prisonniers”. Puis concernant la décision australienne: “La décision de ne pas transférer les 10 millions de dollars d’aide m’a mis en colère. Elle (Julie Bishop) veut verser cette somme à l’ONU afin qu’elle ne soit pas utilisée pour payer les salaires aux familles de nos héros. En fait, la vérité est que vous méritiez que l’on vous crache dessus (…) Je n’en veux pas de vos millions, je n’ai pas l’intention de vous courir après…”.

Une élégante manière de la part de ce terroriste de remercier l’Australie qui fait partie des grands donateurs annuels à l’AP mais qui a ouvert les yeux en refusant que cette aide alimente le terrorisme.

Nabil Chaat crache sur l’Australie, mais pendant ce temps, beaucoup de pays crachent encore au bassinet et envoient des dizaines millions de dollars à fonds perdus à l’AP, mais pas perdus pour tout le monde.

Écrit par : Corto | 10/07/2018

Ca cause pas trop !!

Méfiance, méfiance, méfiance, comme le dit le bon vieil adage vaudois !!

Écrit par : Corto | 11/07/2018

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