02/11/2018

Voter non est aussi une question d’éthique

 

 

   
 
       

 

 

A propos de l'initiative dite « pour l’autodétermination »

Ancien membre de la Commission nationale d’éthique, je me suis au cours de ma carrière beaucoup préoccupé de cette dimension majeure dans le domaine de la santé : autour, grosso modo, des questions de morale au sens large, en médecine et dans les soins. L’éthique est une manière moins formelle que les lois d’être attentif aux droits et aux intérêts de chacun, et elle joue un rôle important. Mais je sais aussi que la sécurité qu'apporte le droit est indispensable. Or, regardant simplement autour de nous, on voit que certains groupes sont prêts à proposer des textes légaux qui restreindraient voire mutileraient des droits qui nous sont aujourd’hui assurés. C'est pourquoi il est impératif de refuser l'initiative dite "pour l'autodétermination".

 

Une société civilisée est une collectivité qui précise les droits - et devoirs - respectifs de chaque personne d'une part et des pouvoirs publics, notamment, d'autre part. Le cadre fondamental à cet égard est la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948. Nous vivons - heureusement - dans la région du monde où, en général, ces droits sont le mieux respectés. Notamment grâce à la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), dont la Suisse fait partie. L’initiative qu'il s'agit de combattre a parmi ses objectifs de supprimer la garantie que représente pour les citoyen-ne-s suisses le respect de ce qu'on appelle le "droit international supérieur", qui reste pourtant indispensable.

 

 

 

 

Les commentaires sont fermés.