14/12/2018

Climat – La Suisse ne peut pas s’en laver les mains

 

 

Remarquable présentation de Michel Bourban, dans Le Temps du 8 décembre, à propos du dérèglement climatique. Il souligne la double inégalité en résultant : les pays industrialisés en sont responsables pour la plus grande part, les pays en développement en souffrent le plus - pour l’instant. A la COP 24 de Katowice qui se termine en ce moment, les grands producteurs de pétrole (y compris, lamentablement, des Etats-Unis totalement désorientés par leur président) ont même l’indécence de nier le phénomène et ses causes.

 

Dans le même temps, dans le débat de la loi sur le CO2, les Chambres poussent à ce que la Suisse ne soit plus crédible sur ce dossier. Sa majorité de droite ne veut pas entériner les objectifs-phares de la COP 2015 de Paris, et entend passer à d’autres pays - en leur achetant des bons d’émission de CO2, le rôle de diminuer notre propre empreinte carbone. Illustration d'une certaine « bonne conscience helvétique » dans des aspects peu reluisants.

 

Que répondront ces très sérieux parlementaires, dans vingt ou trente ans, à leurs enfants et petits-enfants qui les interrogeront sur leurs votes de 2018, si sensibles aux intérêts de l’industrie des énergies fossiles - dont il est impératif de s’éloigner et bientôt de se passer ? Combien de temps encore pour que ces élus comprennent que l’égoïsme à la courte vue du « business as usual » n’est ici plus possible ? Quand ce pays montrera-t-il un vrai sens de l’intérêt commun au niveau global ?

 

 

 

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