03/11/2019

A propos d'assistance au suicide - Rassurer les patients ?

« Tant de questions sans réponses », titre de la page qu'un journal consacrait récemment à l’aide au suicide. On a beaucoup parlé dans notre canton de Vaud, ces dernières semaines, du procès d’un médecin de famille de la région lausannoise. Dans le substantiel débat public, dans 24 heures notamment, où se sont exprimés des citoyens-patients (en majorité en faveur du praticien) et d’autres médecins, il a été dit à plusieurs reprises que les malades souhaitent - ou doivent - être rassurés sur leur fin de vie. Or, il y a là précisément une question sans réponse claire.

Dans ce qu’on a pu lire et entendre, il n’est pas anodin de relever que les intervenants voulaient majoritairement être rassurés quant au fait qu’on les aiderait à mourir (même par un geste actif du praticien) en situation de grande détresse et souffrance; que - sous prétexte de loi ou de déontologie - on ne les abandonnerait pas dans cette phase ultime. Ce qui contraste avec la crainte classique de penseurs parfois éloignés de la réalité clinique, affirmant que les gens auraient peur qu’on les aide à mourir sans leur consentement. Aujourd’hui, n’est-ce pas une assurance du premier type que les gens souhaitent ?

 

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