09/03/2019

Les scientifiques, leurs voyages et le climat

horizons, magazine suisse de la recherche scientifique, est publié par le Fonds national et les Académies suisses des sciences. Il est consultable in extenso sous www.revue-horizons.ch
 
Dans son dernier numéro, des articles montrant la nécessaire évolution des attitudes par rapport à la frénésie de participations à des congrès, symposia et autres séminaires - souvent outremer par vol intercontinental - qui a caractérisé les dernières décennies.
 
- p. 25-28, "La recherche doit réduire ses émissions de CO" et "L'empreinte écologique de la recherche", sur les efforts entrepris pour diminuer ces émissions,
 
- p. 32-33: article sur la biologiste Gisou van der Goot, de l'EPFL qui s'engage pour le climat.
 
Il y a quelques années encore, la simple idée de limiter ces déplacements coûteux - à plusieurs égards - aurait suscité des cris d'orfraie de la communauté des chercheurs. Aujourd’hui, il n'est pas illusoire de penser qu'on verra une modification, peut-être rapide, des modes d'échange avec des collègue scientifiques - et ceci nettement moins souvent par des rencontres "physiques".

05/03/2019

Semaine de la Durabilité dans les Hautes Ecoles de Suisse

Cette semaine, en Suisse, les étudiants et leurs institutions s’engagent vivement pour cette cause. Dans une quinzaine de Hautes Ecoles se déroulent du 4 au 9 mars les activités de la Semaine de la Durabilité (Sustainability Week Switzerland – www.sustainabilityweek.ch), dont le lancement pour l’Unil et l’EPFL a eu lieu le 28 février à Dorigny.

Les enjeux du dérèglement climatique sont tels qu’on reste perplexe, interloqué. Bertrand Kiefer tout récemment dans la Revue médicale suisse: « En 2019, le climat, la finance folle et la croissance des inégalités feront un peu parler d’eux. Bien loin cependant de leur réel impact (…) Dans ces débats, les universitaires se sentent la responsabilité de mettre des nuances. Mais ces nuances composent une pièce de théâtre pour enfants, déroulant une histoire bisounoursée ».

L’expérience des commissions d’éthique m’a souvent laissé songeur devant l’extrême attention portée à tous les détails imaginables d’une question posée, sans en aucune manière se pencher sur les enjeux généraux (parce que c’est trop « gros », trop multifactoriel, pas de notre ressort ni dans nos compétences…). Le philosophe suisse Mark Hunyadi plaide avec force pour que l’on passe de l’éthique usuelle pointilliste (où « c’est comme si nous luttions pour la liberté de choisir la couleur des briques de notre propre prison »- sic),  à une Grande éthique voyant large et loin.

Or, c’est un tel changement qu’impliquent les mobilisations pour le climat… Les mieux disposés (je pense à des amis politiques de haut niveau et autres notables) vous écoutent, consentent qu’il y a un problème, mais le saut logique qui consisterait à mettre en cause le « système » reste simplement inimaginable.  Avec entre autres l’excuse classique du « On ne peut pas être sage tout seul »… Il faudra bien pourtant, une fois.

Les médecins et soignants sont évidemment concernés, au vu des impacts délétères du dérèglement climatique, pour les personnes individuelles et leur bien-être comme pour la santé publique – la mise au point la plus affûtée étant le « Compte à rebours » de Lancet, une des meilleures revues médicales du monde, régulièrement mis à jour.

 

03/03/2019

Il l'a dit !

Je veux croire ne pas être le seul à suivre très régulièrement, sauf cas de force majeure, les remarquables interviews de Darius Rochebin, sur RTS Un, tous les dimanches vers 13 h. 20 (repasse à d'autres  moments).
 
Tout à l'heure, Antonio Guterres , l’intelligent, pondéré, excellent...  Secrétaire général de l'ONU
 
Dit avec force au cours de la conversation, de manière spontanée (sans que Rochebin le questionne à ce sujet):
 
"Il y a le problème du changement climatique. Nous sommes en train de perdre la bataille du changement climatique".
 
A bon entendeur salut ! Mais qui écoute ?