09/04/2019

Connaissance et ignorance - Une forte formulation

Lundi soir 8 avril, au Forum de 18 h. de la Première de la Radio romande. Intervew de la rabbin française progressiste Delphine Horvilleur - qui donnait le même soir une conférence à Lausanne avec un intellectuel musulman, à l'Espace culturel des Terrreaux.

Formule de Mme Horvilleur que j'ose recommander à la réflexion de chacun: "Le contraire de la connaissance, ce n'est pas l’ignorance. Le contraire de la connaissance, ce sont les certitudes".

Intéressant, non ? Formidable ! Beaucoup des beaux esprits qui s'agitent dans les cercles politiques ou, pour prendre un exemple, au sein de l'Eglise vaudoise en ce moment, pourraient utilement se pencher sur cette phrase.

02/04/2019

Climat – Donner attention à la « Grande Accélération » !

La thématique climat est à la mode, certains pensent que ce n'est qu'une mode...   Les climato-sceptiqes, avec parmi eux quelque pourmille de gens qui se considèrent comme des scientifiques, sont certains qu'on est simplement dans des variations quasi "saisonnières". D'autres, tout en reconnaissant que le dérèglement est dû pour l’essentiel à l'action humaine, relèvent qu'il y a eu des variations au cours des millions d’années des ères antérieures..... Pourtant, nous sommes bien dans l'ère anthropocène, formatée/déterminée par l'homme et sa démesure.

A ce propos: ce qui n’est pas suffisamment connu et doit beaucoup plus retenir l’attention, c’est « The Great Acceleration », selon le terme de ceux qui ont mis en évidence cet état de faits très multifactoriel, notamment l’Américain Will Steffen et la Suédoise Wendy Broadgate : démonstration des croissances extrêmement rapides des productions, consommations et pollutions, au niveau mondial, tout récemment - au cours du dernier siècle. Leurs travaux montrent, dans 26 domaines, des évolutions exponentielles qui toutes actuellement tendent vers la verticale - de manière hautement problématique (http://www.igbp.net/globalchange/greatacceleration).

Il vaut la peine d'aller y jeter un oeil. Le changement que nous vivons s'est massivement aggravé en quelques décennies, pas en millions d’années – cette différence d’ordres de grandeur est déterminante pour qualifier d’urgence la situation actuelle.

09/03/2019

Les scientifiques, leurs voyages et le climat

horizons, magazine suisse de la recherche scientifique, est publié par le Fonds national et les Académies suisses des sciences. Il est consultable in extenso sous www.revue-horizons.ch
 
Dans son dernier numéro, des articles montrant la nécessaire évolution des attitudes par rapport à la frénésie de participations à des congrès, symposia et autres séminaires - souvent outremer par vol intercontinental - qui a caractérisé les dernières décennies.
 
- p. 25-28, "La recherche doit réduire ses émissions de CO" et "L'empreinte écologique de la recherche", sur les efforts entrepris pour diminuer ces émissions,
 
- p. 32-33: article sur la biologiste Gisou van der Goot, de l'EPFL qui s'engage pour le climat.
 
Il y a quelques années encore, la simple idée de limiter ces déplacements coûteux - à plusieurs égards - aurait suscité des cris d'orfraie de la communauté des chercheurs. Aujourd’hui, il n'est pas illusoire de penser qu'on verra une modification, peut-être rapide, des modes d'échange avec des collègue scientifiques - et ceci nettement moins souvent par des rencontres "physiques".