03/07/2012

Maximes, choses de la vie …

 

Mettant de l’ordre, je suis tombé sur une fourre où je glissais des notes manuscrites ou coupures de journaux avec des formules, phrases, déclarations, qui m’ont frappé (je collectionne ainsi de longue date). Florilège pour sourire en vue de la pause estivale. 

 

L’Homme : Einstein : « Deux choses sont infinies : l’univers et la bêtise humaine. En ce qui concerne l’univers, je n’en ai pas acquis la certitude absolue ». Le poète et moraliste italien Giacomo Leopardi (début du 19e) : « Dommage que ce ne soit pas un péché que de boire de l’eau… comme elle aurait bon goût ». Anonymes : « Il se trouvera toujours des Esquimaux pour donner aux habitants du  Congo des conseils pour lutter contre les grandes chaleurs » ; « L’esprit est comme un parachute, il fonctionne seulement quand il est ouvert ».

 

La manière de mener sa vie : Le mystique et poète persan Roumi « Entre faire le mal et faire le bien, il y a tout un espace, je vous y rencontrerai ». Le Prix Nobel égyptien Naguib Mahfouz : « On peut dire si un homme est intelligent par ses réponses ; on peut dire si un homme est sage par ses questions ». A propos de question, Boris Vian : « La question ne se pose pas, il y a trop de vent ». Qui fait penser à Paul Valéry « Le vent se lève, il faut tenter de vivre ». Bertrand Russell : « Pourquoi répéter les erreurs passées, quand il y a en a tellement de nouvelles à commettre ». Ou : « Ne me donnez pas de conseils, je saurai bien me tromper tout seul ». Jane Fonda : « Il est beaucoup plus important d’être intéressé que d’être intéressant ». Qui me rappelle cette allusion à ceux qui croient qu’ils sont devenus sourds parce qu’il n’entendent plus parler d’eux. A propos de ressenti : «La bonne opportunité survient toujours au moment le moins opportun »

 

La vie en société : Montesquieu : « Il y a une infinité de choses où le moins mal est le meilleur » (un des enseignements de ma propre carrière – J.M.). Anonyme : « Personne ne vous écoute, jusqu'au moment où vous faites une erreur ». John F. Kennedy : « Pardonnez à vos ennemis mais n’oubliez jamais leurs noms « (cf. « Les Vaudois ne sont pas rancuniers mais ils ont la mémoire longue »). Mieux vaut la comédienne Arletty : « Je ne suis  pas complète, je ne connais pas la haine ». Stanislaw J. Lec « Il faudrait avoir des centaines d’yeux pour les fermer sur tout ».

 

Hector Bianciotti (académicien français d’origine argentine) : « C’est dans l’absence de limites qu’on se sent prisonnier ». Dans le même sens (de je ne sais qui) : « La liberté ne vaut que par les limites qu’on accepte de lui mettre ». Edgar Morin, très actuel « On chemine sans qu’il y ait de chemin », et pourtant (Dostoïevski et St-Exupéry) « Chacun est responsable de tout devant tous ». Et puis, d’un lion anonyme : « Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, l’histoire de la chasse glorifiera les chasseurs ».

Pas gentil : Puis-je, en toute amitié, citer deux méchancetés sur une autre profession libérale : « Quand voit-on qu’un avocat ment ? Quand ses lèvres bougent » (dans un film de Francis F. Coppola) ; « Les 99% des avocats donnent une mauvaise réputation à tous les  autres ». Dans la foulée, Staline : « Un diplomate sincère, c’est comme de l’eau sèche ou du bois métallique ». Churchill auprès de qui on soulignait la modestie de son adversaire et successeur Clement Attlee : « Oui, il y a beaucoup de choses à propos desquelles il peut être modeste ». Anonyme : « Les politiciens et les couches ont une chose en commun, ils doivent être changés régulièrement, et pour les mêmes raisons ». Groucho Marx : «  Le secret de la vie est l’honnêteté et le fair play, si vous savez les simuler vous avez gagné ! ». Un rien de biologie : « Support bacteria – they are the only culture some people have ». Et de statistique: “Souvenez-vous que la moitié des gens que vous rencontrez sont en dessous de la moyenne”.

 

Aimer, pardonner, vivre : Camus : « Il y a de la malchance à ne pas être aimé, il y a du malheur à ne pas aimer ». L’incomparable Woody Allen « L’amour non partagé est le seul qui dure ». Bossuet : « Le bonheur, qui n’est jamais et qui pourtant, un jour, n’est plus. Et Jules Renard : « Le bonheur serait de se souvenir du présent ». « La vie, un si petit mot pour un si long chemin » (la jeune poétesse belgo-suisse Laurence Vielle, entendue à Lausanne en janvier dernier). Vieillissant, être attentif à ne pas tomber dans « cette crainte de la mort qui transforme la vie en salle d’attente ».

 

Enfin, d’une chanson de Jacques Brel : « Voir la rivière gelée, vouloir être au printemps - Voir passer un croquant et tenter de l’aimer - Voir une barricade et la vouloir défendre – Voir l’ennemi de toujours et fermer sa mémoire - Voir que l’on va vieillir et vouloir commencer ».

 

Tout cela ne montre-t-il pas que « les mots n’ont pas dit leur dernier mot » (Jacques Audiberti) ?

10:42 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1)

Maximes, choses de la vie …

 

Mettant de l’ordre, je suis tombé sur une fourre où je glissais des notes manuscrites ou coupures de journaux avec des formules, phrases, déclarations, qui m’ont frappé (je collectionne ainsi de longue date). Florilège pour sourire en vue de la pause estivale. 

 

L’Homme : Einstein : « Deux choses sont infinies : l’univers et la bêtise humaine. En ce qui concerne l’univers, je n’en ai pas acquis la certitude absolue ». Le poète et moraliste italien Giacomo Leopardi (début du 19e) : « Dommage que ce ne soit pas un péché que de boire de l’eau… comme elle aurait bon goût ». Anonymes : « Il se trouvera toujours des Esquimaux pour donner aux habitants du  Congo des conseils pour lutter contre les grandes chaleurs » ; « L’esprit est comme un parachute, il fonctionne seulement quand il est ouvert ».

 

La manière de mener sa vie : Le mystique et poète persan Roumi « Entre faire le mal et faire le bien, il y a tout un espace, je vous y rencontrerai ». Le Prix Nobel égyptien Naguib Mahfouz : « On peut dire si un homme est intelligent par ses réponses ; on peut dire si un homme est sage par ses questions ». A propos de question, Boris Vian : « La question ne se pose pas, il y a trop de vent ». Qui fait penser à Paul Valéry « Le vent se lève, il faut tenter de vivre ». Bertrand Russell : « Pourquoi répéter les erreurs passées, quand il y a en a tellement de nouvelles à commettre ». Ou : « Ne me donnez pas de conseils, je saurai bien me tromper tout seul ». Jane Fonda : « Il est beaucoup plus important d’être intéressé que d’être intéressant ». Qui me rappelle cette allusion à ceux qui croient qu’ils sont devenus sourds parce qu’il n’entendent plus parler d’eux. A propos de ressenti : «La bonne opportunité survient toujours au moment le moins opportun »

 

La vie en société : Montesquieu : « Il y a une infinité de choses où le moins mal est le meilleur » (un des enseignements de ma propre carrière – J.M.). Anonyme : « Personne ne vous écoute, jusqu'au moment où vous faites une erreur ». John F. Kennedy : « Pardonnez à vos ennemis mais n’oubliez jamais leurs noms « (cf. « Les Vaudois ne sont pas rancuniers mais ils ont la mémoire longue »). Mieux vaut la comédienne Arletty : « Je ne suis  pas complète, je ne connais pas la haine ». Stanislaw J. Lec « Il faudrait avoir des centaines d’yeux pour les fermer sur tout ».

 

Hector Bianciotti (académicien français d’origine argentine) : « C’est dans l’absence de limites qu’on se sent prisonnier ». Dans le même sens (de je ne sais qui) : « La liberté ne vaut que par les limites qu’on accepte de lui mettre ». Edgar Morin, très actuel « On chemine sans qu’il y ait de chemin », et pourtant (Dostoïevski et St-Exupéry) « Chacun est responsable de tout devant tous ». Et puis, d’un lion anonyme : « Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, l’histoire de la chasse glorifiera les chasseurs ».

Pas gentil : Puis-je, en toute amitié, citer deux méchancetés sur une autre profession libérale : « Quand voit-on qu’un avocat ment ? Quand ses lèvres bougent » (dans un film de Francis F. Coppola) ; « Les 99% des avocats donnent une mauvaise réputation à tous les  autres ». Dans la foulée, Staline : « Un diplomate sincère, c’est comme de l’eau sèche ou du bois métallique ». Churchill auprès de qui on soulignait la modestie de son adversaire et successeur Clement Attlee : « Oui, il y a beaucoup de choses à propos desquelles il peut être modeste ». Anonyme : « Les politiciens et les couches ont une chose en commun, ils doivent être changés régulièrement, et pour les mêmes raisons ». Groucho Marx : «  Le secret de la vie est l’honnêteté et le fair play, si vous savez les simuler vous avez gagné ! ». Un rien de biologie : « Support bacteria – they are the only culture some people have ». Et de statistique: “Souvenez-vous que la moitié des gens que vous rencontrez sont en dessous de la moyenne”.

 

Aimer, pardonner, vivre : Camus : « Il y a de la malchance à ne pas être aimé, il y a du malheur à ne pas aimer ». L’incomparable Woody Allen « L’amour non partagé est le seul qui dure ». Bossuet : « Le bonheur, qui n’est jamais et qui pourtant, un jour, n’est plus. Et Jules Renard : « Le bonheur serait de se souvenir du présent ». « La vie, un si petit mot pour un si long chemin » (la jeune poétesse belgo-suisse Laurence Vielle, entendue à Lausanne en janvier dernier). Vieillissant, être attentif à ne pas tomber dans « cette crainte de la mort qui transforme la vie en salle d’attente ».

 

Enfin, d’une chanson de Jacques Brel : « Voir la rivière gelée, vouloir être au printemps - Voir passer un croquant et tenter de l’aimer - Voir une barricade et la vouloir défendre – Voir l’ennemi de toujours et fermer sa mémoire - Voir que l’on va vieillir et vouloir commencer ».

 

Tout cela ne montre-t-il pas que « les mots n’ont pas dit leur dernier mot » (Jacques Audiberti) ?

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29/06/2012

Ecole – Comment gérer la diversité culturelle

 

 

On s’interroge souvent sur le nombre d’étrangers résidant en Suisse. Deux éléments doivent être considérés à cet égard : leur intégration optimale d’une part et, d’autre  part, les contributions que des personnes venues d’ailleurs apportent à notre société. Les Assises de la Chambre cantonale consultative des immigrés, à Renens le 9 juin, ont permis d’aborder ces points.

 

 D’abord, faut-il voir l’enfant récemment arrivé comme une page blanche, sur laquelle il s’agit simplement d’inscrire les principes du pays d’accueil et son histoire ? Il est plutôt une page en train de s’écrire et on ne peut négliger ce qui s’y trouve déjà, fait de coutumes très différentes et de déracinements (y compris des circonstances traumatisantes).

 

L’expérience pédagogique, en Suisse romande comme en Suisse alémanique, est maintenant substantielle, à travers les classes d’accueil. Des moyens ont été développés pour s’appuyer sur la langue d’origine dans l’apprentissage du français. A relever l’importance du contact avec les parents qui souvent peinent à comprendre les messages de l’école ; leurs enfants jouent alors parfois le rôle d’interprètes… mais il faut plutôt disposer de l’aide d’interprètes formés.

 

Une option à promouvoir est que la langue d’origine soit une branche optionnelle dans le programme – et il serait bon qu’un plus grand nombre d’enseignants soient eux-mêmes issus de l’immigration. Qu’on se souvienne enfin (occasion de sourire) qu’il y a un siècle, en France comme en Suisse, on avait des situations similaires avec l’arrivée à l’école d’enfants qui ne parlaient que des patois !

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