05/06/2014

On peut vivre heureux sans l'avoir lu...

 

 

 

On peut vivre heureux sans avoir lu un livre qui vient de sortir, intitulé « Prendre soin – Un médecin engagé dans le monde », mais on peut aussi y trouver de l’intérêt ! L’auteur en est le rédacteur du présent blog (merci de ne pas prendre ombrage de ce que je le recommande). Il traite  de nombreux sujets: évolution actuelle de la médecine et de la santé publique (mon métier) bien sûr, mais aussi de problématiques éthiques et d’enjeux  actuels de société. Des préoccupations qui sont largement partagées.

 

En effet, des défis majeurs sont lancés au monde d’aujourd’hui. Quelles voies pour y répondre ? Que représente aujourd’hui « Prendre soin » : des autres, ce que fait la médecine ;  de la collectivité, ce que font la santé publique et la politique ;  de soi… Cet ouvrage apporte des éclairages basés sur mon expérience professionnelle (de médecin cantonal vaudois, auparavant outre-mer durant huit ans). J’ai été passionné par ma profession, à l’interface du système de santé, des institutions et de la société civile.

 

Récemment, j’ai pu m’intéresser particulièrement aux enjeux éthiques au sein de la Commission nationale suisse d’éthique. 

 

 

 

Huit chapitres :

 

  • Soignés et soignants

  • Une médecine et un système en évolution rapide

  • Ethique – Comment faire pour bien faire ?

  • La société change

  • Le monde dans lequel nous vivons

  • Etrange, étranger…. – Autres cultures et contextes

  • Prendre soin de soi et du monde

  • Découvertes, ailleurs

 

De la préface du Rédacteur en chef du Bulletin des médecins suisses :

 

« Jean Martin expose des points de vue originaux, avec une vraie capacité à mettre le doigt sur le pouls de notre temps ».

 

 

 

On peut vivre heureux sans le lire mais... si vous vous laissez tenter (Fr. 29.-), s’adresser à M. R. Bienz, aux Editions EMH :

 

r.bienz@schwabe.ch

 

 

 

 

 

 

 

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31/03/2014

Suicides dans l'armée US - Impressionnant, non?

Le 31 mai, un site américain que je suis (The National Memo) présente la photo d'un ancien pilote militaire (a fait les deux guerres d'Irak) qui plante un drapeau dans un cimetière, en hommage aux 1892 militaires US, anciens combattants (vétérans) ou actuellement enrôlés, qui se sont suicidés au cours de la dernière année.

On sait que le suicide est fréquent chez les soldats, mais ça fait vraiment beaucoup, chez des gens jeunes et en principe en bonne santé. Près de deux mille en un an... sur combien ? Quatre à cinq cents mille j'imagine.

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05/05/2013

La "boîte à bébé" est une fausse bonne idée

 

 

Les boîtes à bébé reprennent de l’actualité. Selon des sondages, notre population y est favorable. Délicat dans ces conditions de dire son avis que ces « boîtes » sont une fausse bonne idée. Mais, même si chacun comprend qu’une mère peut dans certains cas souhaiter l’anonymat, on doit absolument penser à l’intérêt de l’enfant, dont le droit à connaître ses origines est maintenant largement reconnu.

 

Il est anachronique de vouloir recréer chez nous l’institution française de l’accouchement sous X, qui existe depuis plusieurs siècles mais est actuellement contestée. Le Comité des droits de l’enfant des Nations Unies, présidé par l’éminent juge suisse Jean Zermatten, s’y oppose ; il est clairement critiquable, vis-à-vis de l’enfant et de l’adulte qu’il deviendra, de collaborer à « camoufler » son origine. Et c’est bien ce que des hôpitaux font avec ces boîtes. Un Etat de droit ne saurait encourager une telle démarche !

 

Certains laissent entendre que les nouveau-nés recueillis seraient décédés si une « boîte » n’avait pas été disponible. C’est très invraisemblable ; ce qu’on sait des cas d’infanticide ou de mauvais traitements graves indique que les mères concernées ont des problèmes autres, par exemple de santé mentale. Un souci majeur est que l’abandon du bébé dans une « boîte » soit le résultat de pressions de l’entourage de la femme - et donc contre son avis. Ceci sans qu’aucune discussion ou médiation, qui pourrait avoir un effet préventif, soit possible puisque cela se passe dans un complet anonymat.

 

Ainsi, il est impératif de réfléchir au-delà du « bon cœur ». Il serait désastreux que, au XXIe siècle, la « boîte à bébé » vienne à être considérée comme un progrès.

 

10:26 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1)