09/09/2009

S’il y a un point fort des Suisses, c’est le multilinguisme

J’avais été attristé par le papier de Fathi Derder sur l’apprentissage des langues et ai apprécié qu’Anna Lietti en prenne un contrepied, auquel le premier répond (24 Heures du 7 septembre). J’étais un fan de M. Derder quand il animait un débat radiophonique mais ne suis pas convaincu par son changement de manière consistant, dirait-on dans ce canton, à faire vinaigre. Il importe que chaque société ait ses fous du roi mais je les crois plus efficaces s’ils montrent de la mesure, une certaine finesse d’analyse.

 

S’agissant des langues, voyager (et pour moi le fait d’avoir vécu huit ans hors d’Europe) montre comment nos compatriotes sont couramment tri- ou quadrilingues - compliment particulier ici aux Tessinois et Grisons. Et c’est un avantage insigne. J’ai trois petits-enfants qui grandissent près de New York ; au risque de me rendre désagréable, j’insiste auprès de leurs parents sur le fait que, même si l’anglais est la lingua franca actuelle, c’est leur donner une chance formidable de faire en sorte que, naturellement, sans même avoir à bûcher scolairement, ils possèdent plus d’une langue. Et l’expérience démontre que les craintes que, ce faisant, ils n’en maîtrisent vraiment aucune sont très surfaites. Parents de couples bilingues, parlez chacun votre langue, ne vous laissez pas aller à la « facilité » d’une vie familiale monolingue, vos enfants vous en seront reconnaissants. Et cela vaut, avec les adaptations adéquates, pour ce qui concerne l’école. Ou bien veut-on, par ces temps déjà difficiles, affaiblir une compétence combien précieuse de beaucoup de Suisses ?

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08/07/2009

Suisse - Europe

Bien intéressante interview ce matin d’Alexandre Adler (pourtant pas un homme de gauche - à part ses livres, travaille au Figaro), sur la RSR 1 un peu avant 8 h., sur la place de la Suisse et la perspective (certaine selon Adler !) de son adhésion bien plus tôt qu’on ne l’imagine aujourd’hui…

Des observateurs avisés, voisins et néanmoins amis, nous font part des enseignements qu'ils tirent de l'évolution de la situaton internatinale, de nos points forts et de nos faiblesses et, peut-être surtout, du rôle que nous pourrions jouer.

La question reste, comme depuis plusieurs années: "Quand nous réveillerons-nous ?" Grosso modo, l'alternative est connue : entrer la tête haute ou à reculons et aux strictes conditions qu'imposera l'UE.

Bon été.

 

A ré-entendre.

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