15/11/2019

Qui sont les écoterroristes ? Appeler les choses par leur nom…

 

Voilà un avis de lecteur de 24 heures qui vaut la peine qu'on s’y arrête (E. Schaufelberger, 15 novembre, p. 11). Quelques-uns de ses éléments : « J’appelle écoterroristes (…) ceux qui depuis tant d’années biaisent avec leur argent notre démocratie directe ; ceux qui nous rabâchent les oreilles de liberté individuelle, tout en utilisant les dernières connaissances en neurosciences pour nous inciter à consommer et dépenser, dépenser encore ; ceux qui se rendent coupables d’écocide en ne prenant aucune mesure significative pour respecter l’Accord de Paris. Notre place financière, par ses investissements, est le 8e émetteur mondial de gaz à effet de serre. Les écoterroristes préfèrent condamner nos enfants, leurs enfants, plutôt que d’entendre cela. » Fortes paroles sans doute, mais c’est à juste raison que les enjeux actuels suscitent la passion.

Intéressant, non ? Il importe de poser une question naïve, à propos des jeunes punis pour avoir occupé un trottoir ou bloqué un pont durant une heure : Qui devrait être interpelé et même sanctionné, comment et combien ? La juste mesure est-elle d’infliger de lourdes amendes et des nuits au commissariat à une jeunesse inquiète ? Comment ne pas voir une disproportion plus que discutable entre les manifestations légitimes, nécessaires (et, oui, aussi « poil à gratter ») de la Grève du climat par exemple et les réactions policières et des Ministères publics avec l’objectif de protéger nos « poules aux œufs d’or », la place financière parmi d’autres secteurs qui pour l’instant ne font qu’aggraver les dérèglements écosystémiques.

N’est-il pas impératif de rendre attentive la société à des effets délétères critiques du modèle actuel de société – et de la faire évoluer ?

 

 

26/03/2019

Abus sexuels - Un propos fort qui demande transparence et réparation

Ex-tra-or-di-nai-re conversation ce matin, sur RTS La Première vers 7 h. 30, entre Romaine Morard et une religieuse de Collombey, sur le thème lourd  - souvent dans les médias à combien juste titre, des abus sexuels au sein de l'Eglise. Dont les victimes sont des enfants mais aussi, on a su récemment l'ampleur de ce drame, des religieuses.

Soeur Marie-Paul (dont je n'ai pas précisément saisi si elle-même a été victime de tels sévices) s'est exprimée de manière extrêmement claire, très ferme, à l'endroit des (ré)actions insuffisantes de l'Eglise catholique jusqu'ici. Même si un certain nombre de choses ont été dites (beaucoup) et d'autres faites (moins) pour s'attaquer au problème et lui trouver des solutions (en commençant par reconnaitre les violences et soulager les victimes).

Impressionnant d'entendre cette personne, qui a consacré sa vie à Dieu dans un esprit d'obéissance, prendre pourtant vivement à partie la hiérarchie, qui continue à ne pas véritablement prendre la mesure du scandale.

A noter que, comme le père Ducarroz récemment dans la presse écrite, elle a souligné que, bien sûr, il faut commencer par permettre aux prêtres (ceux qui le souhaitent) d'avoir des relations sexuelles licites, en les autorisant à se marier. C'est l'évidence même, mais ceux qui devraient apporter ce changement regardent ailleurs.