03/02/2020

Climat, procès, Greta Thunberg - Pourquoi tant de haine ?

Intéressant de voir comment les évènements liés au dérèglement climatique comme le jugement lausannois du 13 janvier ou la nouvelle Marche rassemblant 10’000 personnes le 17 janvier, font sortir de leurs gonds des personnalités qu’on a connues plus calmes. Qui perdent tout recul, pondération, mesure ; traitant les jeunes militants de gamins dévoyés par des gauchistes, mettant durement en cause le tribunal de Renens. Le plus indécent, c’est le festival de propos péjoratifs (avec des relents marqués de machisme voire racisme) à propos de Greta Thunberg auxquels s’abaissent des politiciens, chroniqueurs et autres notables bon teint.

Pourquoi tant de haine ? Pourquoi ces réactions qui discréditent leurs auteurs ? Des observateurs soulignent que le souci climatique aigu exemplifié par la jeunesse (et beaucoup de parents et grands-parents) nous bouscule hors de notre zone de confort. Sont mises en cause des choses bien ancrées : la croyance à la croissance et au progrès (qui ne sauraient s’arrêter…), celle au modèle capitaliste classique - que André Hoffmann, patron de pharma, met aujourd’hui fortement en cause, de manière crédible malgré ses milliards. D’autres encore.

Les dangers liés au climat ne sont plus contestés que par quelques « savants » actuellement tous décrédibilisés au plan scientifique - et par des politicien-ne-s qui les suivent sur un mode idéologique. Ces réactions, comme les insultes évoquées plus haut, pourraient bien être une manifestation de peur - d’un avenir dont les faits (qui sont et restent les faits !) font penser que, sauf réorientation majeure de notre mode sociétal de fonctionner, il sera très difficile.

 

 

14/01/2020

Une découverte importante qui les étonne : y a-t-il un problème avec le climat ?...

Dans son verdict d'hier lundi dans le procès des jeunes activistes qui ont passé une heure dans le lobby de l'agence de Lausanne de Credit suisse il y a un an, le Tribunal leur accorde d'avoir agi en état de nécessité. Point d’importance majeure. Cela veut dire qu'il y avait danger imminent, pas détournable par d'autres moyens et qui menace sérieusement leurs santés voire leurs vies.

Intéressant de voir comment un certain nombre de notables, entre autres politiques et juristes, semblent découvrir qu'il y a dérèglement climatique. Sortent-ils d'un long coma, d'un séjour sur une ile perdue loin du monde? Où donc est cette urgence, demandent-ils?

Il y a là une illustration de l'attitude qui nous est actuellement trop fréquemment servie, consistant à penser que les faits scientifiques établis depuis une quarantaine d'années, sur lesquels plus des 95% de la communauté scientifique se rejoignent et dont les effets se font de sentir de plus en plus vivement (voir les incendies en Australie en ce moment, ou la fonte des calottes polaires) ne valent pas mieux que les convictions ou intuitions personnelles de chacun. Un peu court, trop simple. Mais bien sûr ces faits nous sortent de notre zone de confort.

Alors lesdits notables en restent à leurs conversations, imperméables aux dangers qui se concrétisent chaque jour un peu plus, indifférents à l'idée que ce serait mieux si nos petits-enfants bénéficiaient encore de conditions de vie vivables. Business as usual ...

10/01/2020

Trop court, trop simple - A props de climat

A propos du dérèglement climatique, je suis frappé de voir tant d'interventions (articles, courriers de lecteurs etc..) qui sont soit climato-sceptiques (heureusement, les gens ne sont pas bêtes, il y en a de moins en moins), soit qui croient béatement que les technologies vont tout rrégler comme par enchantement - parce que "cela a bien été jusqu’ici, cela continuera bien à aller quelque temps encore"...

Ceci en ne parvenant donc pas à voir la dimension inouïe, jamais vue/vécue, de ce qui se passe en ce moment. Je lisais récemment un petit texte éminemment bien-disant, bien intentionné, d'un vieux monsieur qui se voulait encourageant pour ses petits-enfants (oui, il y a bien un problème admettait-il, mais tout cela va s'arranger, vous verrez)

Sympathique... Cela étant, son attitude était une illustration de ce qui nous est actuellement trop fréquemment servi, consistant à penser que les faits scientifiques établis depuis une quarantaine d'années, sur lesquels plus des 95% de la communauté scientifique se rejoignent et dont les effets se font de sentir de plus en plus vivement (voir les incendies en Australie en ce moment), ne valent pas mieux que les convictions ou intuitions personnelles de chacun. Un peu court, trop simple. Mais bien sûr ces faits nous sortent de notre zone de confort et on aime mieux se "protéger des mauvaises idées".