08/11/2018

Ce qui bloque la prévention santé

La revue « Santé publique » est publiée par la Société française du même nom. Dans son dernier numéro, de juillet-août 2018, on trouve un éditorial de Jean-Pierre Couteron, administrateur de la Fédération française Addiction, illustrant une situation, et des contraintes, qui ne sont en rien spécifiques à la France.

« Au fur et à mesure des publications sur ses effets négatifs, le réquisitoire s’alourdit : l’alcool est dangereux pour la santé. Il ne devrait y avoir aucune hésitation à réguler l’accès à l’alcool, par des mesures recommandées par les instances internationales, et à les accompagner d’un travail d’éducation à la santé. Or cela bloque. N’est-ce pas dû au statut de marchandise qu’ont aujourd’hui les drogues ? Leur marché, légal ou clandestin, en organise la circulation, les soumet aux intérêts de l’économie mondialisée. La santé est placée au second plan. »  

« Une communication bien rodée habille de façon respectable cet impératif économique. En période d’inconfort face aux évolutions sociétales, elle valorise un ’art de vivre’, elle se donne une image ‘responsable’, faisant mine de soutenir des mesures soi-disant consensuelles. Cette rhétorique a pris le contrôle d’un packaging sémantique, à coup de ‘modération’. L’impératif économique bloque toute mesure susceptible de toucher le marché, comme :  limitation de la publicité, prix minimum, logo sur les dangers de l’alcoolisation fœtale…. »

Sentiment de déjà lu, déjà entendu, déjà vu ? La problématique est comparable en Suisse, à propos de toutes les substances - ou comportements - qui peuvent mener à l’addiction. Ceux qui oeuvrent pour la protection de la santé doivent s’engager d’autant plus pour surmonter les obstacles - et sensibiliser une partie malheureusement importante de l’éventail politique qui  regarde ailleurs quand on lui parle de cette problématique. 

 

 

25/04/2018

Le moment qui pourrait marquer le début de la fin de la présidence Trump... On a le droit de rêver

Ouahhh... je sors de suivre sur CNN le discours de Macron devant le "Congrès  réuni" US. Remarquable.

Bien sûr, une hirondelle ne fait pas le printemps. Mais je lève néanmoins mon verre au Président français. Avec l'espoir que ce discours du 25 avril 2018 aura été le "coup de pistolet donnant le départ" du début de la fin de la présidence Trump.

Dans tous les cas, il était évident que la (petite) moité, démocrate, des parlementaires US n'avait pas vécu un moment aussi agréable depuis 18 mois. Et, au sortir de son allocution, Macron est allé vers eux (emmenés par Nancy Pelosi en robe rose !). Pour marquer que, bien qu'aucun démocrate n'ait été invité, ai-je entendu, au repas de gala du soir précédent, il savait que le parti bleu existait.

Ce jeune homme (Macron) en a, pour attaquer aussi frontalement plusieurs des errements et des perversions politiques de son hôte.

 

05/04/2018

Scandaleux !

On le sait bien de longue date. Mais chaque fois que ce genre de faits (qui ne sont pas des "fake news") nous sont remis sous le nez, ça fait mal.

Dans l'excellent oekoscop des "Médecins en faveur de l'environnement" - Suisse (revue surtout germanophone à vrai dire), le no 1/18 est consacré au domaine du textile et de la mode; en particulier aux relations entre fournisseurs et leurs travailleurs (beaucoup en Asie) et les commerçants et leurs clients ici.

Une graphique impressionnant: dans le prix d'une paire de jeans, 50% va au commerce de détail et à l'administration ici, 25 % au marketing et à la publicité, 13 % aux matériaux et aux gains des fabricants, 11 % au transport, et 1 % (un pourcent) au salaire des travailleurs sur place.

D'autres commentaires seraient-ils nécessaires ?...