24/03/2022

Regarder vers l’avenir ou dans le rétroviseur ?

Le 14 mars, les membres vaudois de la Grève du Climat (qui ont eu leurs divergences avec le gréviste de la faim) invitaient au Théâtre de Vidy à une rencontre avec Guillermo Fernandez.

Réformiste de toujours, j'ai eu en novembre mes questions à propos de la démarche sur la Place fédérale de cet informaticien (n'est-ce pas un peu théâtral ?). Je suis heureux de l'avoir écouté, M. Fernandez est solide, réfléchi. Pas du tout un "allumé" qui chercherait à se faire valoir. Quand il parle des démarches qu'il poursuit, on voit sa cohérence, une bonne appréhension des enjeux, une vraie détermination. Il y a diverses manières de sensibiliser à l'urgence climatique, la sienne est nécessaire.

Dans le même temps (24 heures du 16 mars), une résolution présentée au Grand Conseil est dans le droit fil de ceux qui préfèrent ignorer les dangers majeurs qui nous menacent quasiment sans délai (pas hypothétiquement, certainement !). Elle a été refusée « de justesse ». Inquiétant qu'une grosse minorité du parlement cantonal ne veuille pas reconnaître les faits. Des observateurs plus émérites que moi le soulignent : "Nous ne voulons pas croire ce que nous savons". Comment comprendre ?

Une chose encore : au moment de l'infâme guerre d’Ukraine, on espère que toutes les instances concernées prendront rapidement des mesures pour diminuer drastiquement notre dépendance des énergies fossiles (on peut déjà y contribuer en vivant chez soi à 19 degrés plutôt que 22...) et en mettant le paquet pour promouvoir les énergies renouvelables.

 

15/09/2021

Vive Glaris - et vive les jeunes, on compte sur vous !

Membre des Grands-parents pour le climat, mouvement qui, après avoir été créée en Suisse romande, a remarquablement essaimé en Suisse alémanique , je cultive des contacts avec des collègues d'outre-Sarine et ai su leur enthousiasme après l'acceptation, par  la Landsgemeinde de Glaris le 5 septembre, d'un loi sur l'énergie contraignante. En particulier en ce qui concerne les chauffages à mazout et à gaz dont l’instillation à neuf sera interdite dans le canton après 2030.

Ce qu il faut retenir, c’est que le fait que Glaris a accordé il y a quelques années le droit de vote à partir de 16 ans a joué un rôle dans cette décision éclairée. Les jeunes, M'sieurs Dames, sont heureusement plus conscients que nous du fait que le dérèglement climatique nous fait foncer dans le mur. Et comme c'est de leur avenir qu'il s'agit, ils ne peuvent guère être aussi désinvoltes que nous.....

Commentaire de heidi.news: "Sur le Ring (nom de la place où se réunit la population votante glaronaise), la Landsgemeinde a surpris: en juin, la population du petit canton suisse alémanique avait rejeté la loi sur le CO2 à une large majorité. La population a désormais banni les chauffages à mazout et à gaz. Glaris devient ainsi le deuxième canton (après Bâle-Ville) à forcer la voie des énergies renouvelables".

On leur souhaite des émules, et vite.

 

18/05/2021

Surprenant, non ? Le Centre patronal et la loi CO2

Le Centre patronal, éminente organisation économique vaudoise, dit volontiers être au-dessus de la politique partisane. Pourtant, avec des formes exquisement courtoises, comme "Nous nous permettons de vous livrer nos réflexions", il utilise son réseau pour prendre parti de manière directe, en plein dans la mêlée politique (au risque de salir ses gants beurre frais ?). 

Par un courrier du 10 mai, il s'engage vigoureusement contre la loi sur le CO2 après, par son Directeur général notamment, être apparu à diverses tribunes d'opposants. Avec des arguments qui minimisent totalement l'importance du dérèglement climatique et de ses effets prochains. Alléguant que, contre toute évidence, "Notre pays est exemplaire en matière de politique climatique" (il faut le lire pour le croire) et laissant entendre que notre petite taille nous permet de nous désintéresser de ce problème mondial. Remarque scandaleuse en termes d'éthique sociale et politique.Tout de même, la Suise, par les millions de tonnes de CO2 liées à ses importations en particulier, est parmi les tout grands pollueurs et consommateurs/gaspilleurs de la planète par tête d'habitant. Vraiment triste de constater qu'un égoïsme crasse continue de régner dans certains milieux patronaux de ce pays. Il leur reste totalement étranger qu'ils pourraient faire preuve d'un peu de sérieux quant à la nécessité, pour un pays aussi prospère que le nôtre, de partager avec d'autres moins favorisés. 

Ceci serait comique si ce n'était aussi grave. Et on voit ici le Centre patronal s'opposer frontalement à certains de ses meilleur-e-s ami-e-s, Claudine Amstein, directrice de la CVCI,  Jacqueline de Quattro, Olivier Feller, Olivier Français, Frédéric Borloz, Laurent Wehrli. Triste, une fois encore..