19/04/2018

Grands-parents pour le climat - on avance ! (II)

Suite de ma note du 29 mars

L’association a vu son assemblée générale, le 26 mars, à Yverdon-les-Bains. Parmi les participants, on a relevé notre Prix Nobel Jacques Dubochet, membre de la première heure, qui s’engage vigoureusement pour l’activité de l’association et s’est dit heureux de voir les actions développées, ainsi que Martine Rebetez, la climatologue connue.

Les GP climat ont oeuvré en faveur de la Stratégie énergétique 2050, heureusement acceptée en votation populaire. Ils ont consacré l’après-midi de leur réunion à des présentations sur les questions d’énergie et de politiques de meilleurs usages en la matière. Avec trois intervenants principaux : Caroline Tacchini, de la Commune de Renens, a décrit les démarches qui y sont entreprises, avec notamment le lancement prochain d’un « crowdfunding » pour augmenter la surface de panneaux solaires posés dans la commune. Renens est une « Cité de l’énergie », comme plusieurs centaines de collectivités publiques en Suisse. Pascal Mullener, délégué à l’énergie de Montreux, a fait de même pour sa commune - aussi « Cité de l’énergie » et qui est montée récemment au niveau Gold dans ce cadre (bravo). Et August Hangartner a illustré les efforts d’une commune plus petite mais active, Echallens, en présentant son Agenda 21 et les réalisations correspondantes.

Dans le débat, une vive recommandation a été faite aux GP climat d’intervenir (motion, pétition…) auprès des Législatifs et Exécutifs de leurs communes, pour qu’elles deviennent « Cités de l’énergie » et développent des Agendas 21. A noter que la démarche Cité de l’énergie propose un programme spécial, allégé, pour les communes de moins de 2000 habitants ! Il importe à l’évidence de travailler depuis la base. C’est en essaimant de proche en proche, par des démarches citoyennes comme par celles des collectivités publiques, qu’on aura une potentialisation des effets de protection du milieu et de préservation de la qualité de vie pour les générations futures. 

 

25/02/2018

Femmes et développement

Sur ce sujet, je recommande le No 1/18 du magazine de SWISSAID, fondation pour la coopération au développement, qui met l'accent, d'une part  sur la situation difficile des femmes, du point de vue de leur santé et de leur position sociale, dans tant de parties du monde, ainsi que sur les contributions majeures qu'elles apportent à la vie de leurs communautés. On peut rappeler ici que, en Afrique par exemple, les femmes - la moité de la population, font les 3/4 du travail quotidien et l'autre moité, les hommes, 1/4 seulement !

Impressionnant, non ? Inacceptable. La domination de la femme par l'homme sur la plus grande partie de la planète reste un scandale. Cela étant, ce numéro de "Le Monde SWISSAID" inclut des articles encourageants sur des progrès enregistrés au Niger, en Guinée-Bissau et au Nicaragua notamment.

15/01/2018

Diversité des formes familiales, avec quelles conséquences ?

40 ans après Louise Brown, premier « bébé-éprouvette »

C’est en 1978 que Edwards and Steptoe permettaient la naissance du premier « bébé-éprouvette », en Angleterre. La Société suisse de psychologie a invité la Prof. Susan Golombok, de l’Université de Cambridge, à parler à Lausanne du thème « Modern families : parents and children in new family forms ».

A la naissance de Louise Brown, le magazine Time avait titré « La naissance la plus attendue en 2000 ans »… Cette réussite médico-technologique avait frappé les esprits, mais on n’imaginait guère  les développements extraordinaires qui s’ensuivraient. De nombreuses questions étaient posées : Qu’allait être le devenir des enfants nés de procréation médicalement assistée (PMA) et de leurs parents? Comment seraient résolus les aspects pratiques et juridiques liées à des notions ainsi bousculées, procréation et filiation?

Au Royaume-Uni, de hautes instances judicaires avaient à l’époque interdit certaines modalités au motif de leurs effets délétères postulés - et on retirait la garde de leurs enfants aux mères lesbiennes qui en avaient eu (dans un partenariat hétérosexuel) ! Partout aujourd’hui, ces questions sont débattues (à ce stade, 6,5 millions d’enfants sont nés par FIV).

Les travaux de l'équipe dela Prof. Golombok portent sur l’évolution des membres des familles « nouvelles »: avec don de sperme ou ovule, avec mère de substitution, familles gays (à deux mères ou deux pères). Leurs résultats ont mis au défi certaines craintes à propos de ces familles et du développement des enfants. "Les familles PMA vont bien, l'important pour le bien-être des enfants est la qualité des relations intra-familiales,  indépendamment du genre des parent.s» Les enfants peuvent prospérer – ou non – aussi bien dans ces familles différentes que dans les traditionnelles. Plus de 90% des enfants vivant dans des familles à parents gays développent une orientation hétérosexuelle.

Une question majeure est celui du secret (quant au fait qu’il y a eu PMA, don de gamète ou grossesse pour autrui). Les études confirment que les enfants qui ont été informés le vivent mieux que ceux maintenus dans l’ignorance. Est  confirmé aussi que, très généralement, les enfants sentent qu’on leur cache quelque chose. Au reste, il ne s’agit pas de nier la difficulté pour des parents PMA d’en parler à leur progéniture ; mais souvent les parents qui n’ont rien dit à leur enfant en avaient parlé à d’autres autour d’eux !!

Développement aux USA : le Donor Sibling Registry, un site où les enfants nés par PMA avec don de sperme ou d'ovule peuvent rechercher leurs demi-frères et sœurs (le maximum ainsi trouvé est de 55, mais des articles de la presse grand-public ont parfois évoqué des chiffres plus élevés!). Ce registre a plus de 55'000 membres. Intéressant de savoir que ces enfants (devenus ados ou adultes) ont plus envie de prendre contact avec leurs « demi-frères ou soeurs » qu’avec le donneur de gamète.

Une dernière dimension, sociétale : il arrive que des enfants de familles différentes soient l’objet de questions désagréables et moqueries, à l’école par exemple : alors que des mots racistes seraient immédiatement sanctionnés par les maîtres, ces derniers sont moins fermes, voire hésitants, s’il s’agit de remarques sur les circonstances familiales. Partout, on peut encore progresser.