03/03/2019

Il l'a dit !

Je veux croire ne pas être le seul à suivre très régulièrement, sauf cas de force majeure, les remarquables interviews de Darius Rochebin, sur RTS Un, tous les dimanches vers 13 h. 20 (repasse à d'autres  moments).
 
Tout à l'heure, Antonio Guterres , l’intelligent, pondéré, excellent...  Secrétaire général de l'ONU
 
Dit avec force au cours de la conversation, de manière spontanée (sans que Rochebin le questionne à ce sujet):
 
"Il y a le problème du changement climatique. Nous sommes en train de perdre la bataille du changement climatique".
 
A bon entendeur salut ! Mais qui écoute ?

18/02/2019

Climat - Un jeune parlementaire aux réactions de vieux - Myopie, désinvolture ?

Intéressant mais regrettable démonstration de myopie - ou d'ignorance - que le billet du conseiller national Ph. Nantermod,  dans le journal Le Temps du 12 février. Article titré "conférence de conciliation" alors que son propos est parsemé de vives critiques voire d’insultes pour ceux qui ne pensent pas comme lui: il parle des « plus enragés », de ceux qui tirent « les vieilles ficelles du populisme écologiste », des "esprits culpabilisateurs et catastrophistes ». On se demande si ces malheureux vont se précipiter pour dialoguer avec le conseiller national valaisan.

Mais il y a plus grave que ces incivilités. Trop occupé, ce jeune en vue, pour se pencher sur les faits et les conclusions fermes, massivement majoritaires, des scientifiques qui étudient le climat depuis des décennies et sur l’urgence avérée de la situation. Il demande une action raisonnable qui aboutisse à des solutions, tout en disant « Les mesures efficaces sont hors de notre portée (…) Notre pays ne peut porter seul ce fardeau. » C’est le classique « On ne peut pas être sage tout seul », trop souvent entendu dans les congrès des partis de droite. Au reste, personne ne demande à la Suisse d’agir seule mais de faire sa part, ce qu’elle ne fait pas pour l’instant. Monsieur Nantermod n’emploie pas optimalement sa juvénile fougue en gorillant les autres et en adoptant des tactiques dilatoires qui laissent de manière inadmissible les patates chaudes à nos enfants. Signe d’espoir que ses attitudes de vieux ne seront pas suivies : au moment où il écrivait, le Conseil des Etats prenait le contrepied du démontage de la loi sur le CO2 auquel a procédé la majorité myope (aveugle ?) du Conseil national. Ose-t-on proposer à M. Nantermod ce qu’il recommande aux autres : réfléchir davantage.

 

 

07/02/2019

Présidence de l’Association suisse de football

 

J’ai pris connaissance avec intérêt de la candidature de Dominique Blanc à la présidence de l’ASF (24 heures du 25 janvier). Je ne suis personne dans le monde du football suisse, même si je regarde avec plaisir de nombreux matches. Toutefois, M. Blanc et moi nous sommes côtoyés alors que nous présidions, lui l’Association cantonale vaudoise de football et moi la section vaudoise de la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme. La LICRA, poursuivant ses buts de respect et de compréhension, s’est alors associée au tournoi « Graines de foot » dont on sait le succès.

J’ai substantiellement apprécié l’engagement de Dominique Blanc pour les valeurs de tolérance, d’épanouissement et de partage. En particulier, j’ai admiré comment il ne mâchait pas ses mots, ni ses actions, s’agissant de s’opposer à toute manifestation d’incivilité, discrimination ou racisme, et pour refuser la violence sur et autour des stades, en n’excluant pas les mesures disciplinaires appropriées.

 Ses propos à propos des contributions du football à la cohésion sociale, à la convivialité, aux échanges – y compris fairplay bien sûr – collent précisément au souvenir que j’ai de nos contacts. Si ceux qui ont le mandat d’élire le nouveau président de l’ASF le choisissent, j’ai la conviction qu’ils ne se seront pas trompés.