09/05/2017

Stratégie énergétique - La pesée d'intérêts inadéquate de Philippe Roch

 

Philippe Roch, ancien directeur de l’Office fédéral de l’environnement, est une figure respectée de ce pays. A propos de la votation du 21 mai toutefois, il a pris une position qui stupéfie ceux qui pensaient l’avoir de leur côté. Il importe de mettre en évidence le caractère étriqué de son raisonnement.

S’agissant de voter, on ne peut dire « oui mais » ou « non mais » ; après une large pesée d’intérêts, il y a lieu de s’engager pour la position la plus pertinente. Or, Ph. Roch refuse un projet qui à ses yeux affaiblit la préservation de la nature - se faisant l’allié de milieux qui ne veulent pas entendre parler de dérèglement climatique ni d’épuisement des ressources non renouvelables. Sa position « rousseauiste», d’une nature en quelque sorte distincte de la vie de la communauté humaine, fait penser à cette formule lue récemment : « Quand l’Homme aura pris totalement possession de la Terre, de la façon dont il le fait en ce moment, il n’y aura plus rien à posséder ». Quand milieu, climat et monde vivant auront été tellement altérés par la production-consommation effrénée, que restera-t-il des éléments esthétiques qui préoccupent - de façon disproportionnée aujourd’hui – M. Roch ? De plus, à défaut de la Stratégie 2050, que pense-t-il des dégâts à la nature par la persistance du nucléaire et l’importation d’électricité produite à partir de charbon ?

La nature est pour nous comme pour lui un grand pilier de ce que nous apprécions dans l’existence, mais une certaine myopie alarme. « First things first », disent les Anglo-Saxons - il faut établir des priorités. Aujourd’hui, il faut sortir du fossile et du fissile (nucléaire) et il est impératif de diversifier nos manières d’obtenir l’énergie. Donc voter oui le 21 mai.

 

 

 

 

02/05/2017

"Des repères pour choisir" - Présentation

Pour les personnes intéressées, ci-dessous le lien qui vous permet de télécharger une présentation de mon modeste ouvrage:

+FICHE-Martin-19.3. 17.pdf

"Des repères pour choisir" (devant tant de défis)

D’emblée, je dis mes excuses aux lecteurs/trices qui trouveraient indûment narcissique ce qui suit. Le site d’informations sociales REISO a mis en ligne le 21 avril un texte à propos d’un petit livre qui sort de presse chez Socialinfo. De telles publications, si elles peuvent apporter un modeste succès d’estime, ne sont jamais des succès commerciaux et je me sens une responsabilité, vis-à-vis de l’éditeur, de lui donner un peu de visibilité. C’est ainsi que je reprends des éléments de l’appréciation de REISO.

Jean Martin, médecin de santé publique et bio-éthicien, est un humaniste qui aime partager ses connaissances. « Des repères pour choisir » tient parfaitement dans la poche. Il rassemble trente-six recensions et réflexions de ces dernières années. Leur dénominateur commun? Une  ouverture d’esprit aux questionnements sur la vie et aux débats de société, un regard à la fois respectueux sur la pensée de l’autre, mais affûté sur les enjeux soulevés.

Les textes sur Alexandre Jollien, Christian Bobin, Mathias Malzieu ou Tom Shakespeare montrent des parcours de vie avec ou sans handicap ou maladie, dans une quête éthique pour plus d’harmonie. Les commentaires sur Daniel Klein, Lukas Zbinden ou Gian Domenico Borasio soulèvent les questions de la fin de vie et le «cauchemar de l’immortalité». Sur ce thème, les ouvrages de Véronique Fournier, médecin française, ont particulièrement intéressé Jean Martin. Il trouve remarquables ses positions sur l’évolution des soins médicaux de fin de vie et son combat contre le faux débat, dogmatique (parce que la limite est aujourd’hui souvent très floue), entre «laisser» mourir et «faire» mourir.

Adepte de la marche et de la nature, il recense dans sa dernière partie des ouvrages de coureurs ou d’alpinistes comme Sylvain Tesson, Erri De Luca ou Nicolas Duruz.

«Des repères pour choisir» montre la cohérence de l’auteur. Jean Martin est un «passeur» : à chaque fois, son opinion est énoncée de façon que le lecteur suive aisément son raisonnement et se pose à son tour des questions majeures.

L’ouvrage peut être commandé auprès de Socialinfo, ch. du Mont-Tendre 28, 1007 Lausanne, ou par mail : fragniere@me.com, au prix de Fr. 24.- Voir aussi www.socialinfo.ch