18/02/2020

Représenter les générations futures et leurs intérêts - Compliqué mais nécessaire (I)

Durant l’année 2019, le journal Le Temps a investi la problématique environnementale. Sur la base de débats citoyens dans plusieurs régions, il a élaboré une « Charte de la transition écologique ». Argumentaire : « Si des décisions fortes ne sont pas prises rapidement, les bases même de notre société sont menacées. Nous devons impérativement mettre en œuvre une transition rapide vers un modèle durable de société » (…) « La transition écologique se joue aussi dans la manière dont nous évaluons la réalité. De nouveaux outils doivent permettre de mettre en lumière l’impact de nos activités de société. »

Cette charte a été adressée aux candidat-e-s aux Chambres fédérales, en leur demandant de répondre à des questions sur chacun de ses dix thèmes. Le huitième, « Une Suisse championne de l’éducation et de la recherche », inclut la proposition suivante : « Créer une commission extraparlementaire chargée de défendre les intérêts des générations futures. ».

Les difficultés de concrétiser une telle intention sont formidables mais l’idée est dans l’air depuis plusieurs décennies. On a pu parler de « Troisième Chambre » dans l’organisation d’un Etat ; c’est le cas en France où le Conseil économique, social et environnemental est une assemblée de plus de 200 membres censés représenter la société civile. Mais il serait préférable d’avoir une instance plus restreinte si on la veut efficace. Né d'une idée émise en 2000 par Jakob von Uexküll et fondé en 2007, le « World Future Council », indépendant et interdisciplinaire,  est une fondation de droit allemand composée de 50 personnalités considérées comme des « change-makers ».  A suivre

14/01/2020

Une découverte importante qui les étonne : y a-t-il un problème avec le climat ?...

Dans son verdict d'hier lundi dans le procès des jeunes activistes qui ont passé une heure dans le lobby de l'agence de Lausanne de Credit suisse il y a un an, le Tribunal leur accorde d'avoir agi en état de nécessité. Point d’importance majeure. Cela veut dire qu'il y avait danger imminent, pas détournable par d'autres moyens et qui menace sérieusement leurs santés voire leurs vies.

Intéressant de voir comment un certain nombre de notables, entre autres politiques et juristes, semblent découvrir qu'il y a dérèglement climatique. Sortent-ils d'un long coma, d'un séjour sur une ile perdue loin du monde? Où donc est cette urgence, demandent-ils?

Il y a là une illustration de l'attitude qui nous est actuellement trop fréquemment servie, consistant à penser que les faits scientifiques établis depuis une quarantaine d'années, sur lesquels plus des 95% de la communauté scientifique se rejoignent et dont les effets se font de sentir de plus en plus vivement (voir les incendies en Australie en ce moment, ou la fonte des calottes polaires) ne valent pas mieux que les convictions ou intuitions personnelles de chacun. Un peu court, trop simple. Mais bien sûr ces faits nous sortent de notre zone de confort.

Alors lesdits notables en restent à leurs conversations, imperméables aux dangers qui se concrétisent chaque jour un peu plus, indifférents à l'idée que ce serait mieux si nos petits-enfants bénéficiaient encore de conditions de vie vivables. Business as usual ...

11/01/2020

Les JOJ Lausanne 2020 - du hockey attrayant

Puis-je recommander chaudement de passer à Malley ces jours pour voir du hockey sur glace. Je sors de deux matchs féminins de 3x3 (3 joueuses sur la glace par équipe, plus la gardien-ne), Equipes multi-nations (même uniforme mais chacune a le drapeau de son pays au haut du dos).

Très agréable, déroulement rapide (règles simplifiées par rapport au jeu habituel), aucun temps mort. Et ces jeunes patinent vraiment bien. Rafraichissant. La Vaudoise Arena est plutôt  belle.

A voir dans les jours qui viennent. Ensuite il y a un tournoi classique (avec le Canada et les USA, alors que je n'ai pas vu de hockeyeuses de ces pays dans les 3X3). En profiter.