09/04/2019

Connaissance et ignorance - Une forte formulation

Lundi soir 8 avril, au Forum de 18 h. de la Première de la Radio romande. Intervew de la rabbin française progressiste Delphine Horvilleur - qui donnait le même soir une conférence à Lausanne avec un intellectuel musulman, à l'Espace culturel des Terrreaux.

Formule de Mme Horvilleur que j'ose recommander à la réflexion de chacun: "Le contraire de la connaissance, ce n'est pas l’ignorance. Le contraire de la connaissance, ce sont les certitudes".

Intéressant, non ? Formidable ! Beaucoup des beaux esprits qui s'agitent dans les cercles politiques ou, pour prendre un exemple, au sein de l'Eglise vaudoise en ce moment, pourraient utilement se pencher sur cette phrase.

27/01/2019

On est encore en début d’année – Des "miettes"...

 

De longue date, je collectionne citations et formules, au gré de choses lues, vues, entendues. Elles passent dans une fourre ad hoc. Je me suis replongé il y a peu dans cet épais « dossier » à l’ancienne.

Vivre, agir, aimer

« Il ne faut pas vouloir être au-dessus des choses, il faut être dedans (Charles-Ferdinand Ramuz)

« Sans les rochers, on sait bien que les vagues ne monteraient jamais aussi haut » (Roger Nimier)

 « ‘Penser suisse’, expression suspecte. On ne pense ni suisse ni samoyède: on pense tout court ou on ne pense pas » (André Bonnard)

« Sur quelque préférence une estime se fonde, et c’est n’estimer rien qu’estimer tout le monde » (Molière)

« Les gens ont l’impression que je vois toujours le bien dans les gens. C’est une critique que je prends en compte mais je pense que c’est une faiblesse profitable » (Nelson Mandela)

 « Je ne suis pas complète, je ne connais pas la haine » (la comédienne Arletty)

Notre monde aujourd’hui

Sur un mode désabusé, l’inévitable Woody Allen : « L’humanité est à un croisement : un chemin mène au désespoir, l’autre à l’extinction. Espérons que nous aurons la sagesse de savoir choisir. »

« La preuve du pire, c’est la foule » (Sénèque)

« L’homme est un risque à courir » (Kofi Annan)

« La Terre, jadis notre mère, est devenue notre fille » - à savoir, vulnérable (Michel Serres)

En rapport avec les préoccupations de durabilité de la vie sur Terre : « Pour éviter une ère de la colère, il faut que les bienfaits de la mondialisation soient partagés par tous et non plus par quelques-uns » (Christine Lagarde, directrice du FMI, décembre 2018).

« Les primevères et les paysages ont un défaut grave, ils sont gratuits » (Aldous Huxley)

« Notre seule certitude aujourd’hui, c’est que nous ne pouvons en avoir aucune. Pourtant il est de notre responsabilité d’avertir nos descendants » (Henning  Mankell)

Au soir de la vie

« Il est difficile d’être plus détaché de la vie que je ne suis à présent » a dit le philosophe écossais du 18e siècle David Hume. Quant à moi (J.M.), je m’approche de cette sérénité mais ne suis pas encore pressé. Toutefois :

« Tout alpiniste fait un jour sa dernière ascension. Rare est celui qui le sait. Certains, un jour, posent leur sac au garage, persuadés de le refaire très vite. Puis il pleut. Puis il y a la vraie vie. Et ils n’iront plus jamais là-haut » (du livre d’un montagnard). J’ai des pensées de ce registre, par exemple à la Gare de Lausanne (!) où je suis arrivé, puis en suis reparti, des milliers de fois depuis quelque 70 ans : une fois ce sera la dernière (mais je ne le saurai probablement pas).

« C’est à cause que tout doit finir que tout est si beau » (C.-F. Ramuz)

Et encore

 « Donner plus d’espace à l’accessoire »

Et du religieux Michel Quoist : « Si la note disait : ce n’est pas une note qui fait une musique, il n’y aurait pas de symphonie - Si le mot disait : ce n’est pas un mot qui peut faire une page, il n’y aurait pas de livre - Si la pierre disait : ce n’est pas une pierre qui peut monter un mur, il n’y aurait pas de maison. »  A rapprocher du colibri de Pierre Rabhi, qui apporte sa goutte d’eau pour combattre un grand incendie. Nous pouvons tou-te-s faire quelque chose, notre part.

 

 

08/04/2018

Un one-man show excellent, sur un thème majeur

Au Théâtre du Vide-Poche, à Lausanne récemment, superbe prestation du comédien Yvan Yvan Richardet, sur le thème des enjeux environnementaux majeurs auxquels nous sommes confrontés, réchauffement climatique en particulier - et des  émeutes de Gênes lors du G8 de 2001. Décroissance aussi.

Drôle ++, et passionnant, posant de bonnes questions. Dans un décor minimaliste, un rythme vif et des interactions stimulantes avec la salle.

A voir et à recommander. Deux représentations dans l'avenir proche:

- le 4 mai à la Tarentule, Saint-Aubin (NE)

- le 5 mai, au Festival alternatif de Vevey.