02/05/2017

"Des repères pour choisir" - Présentation

Pour les personnes intéressées, ci-dessous le lien qui vous permet de télécharger une présentation de mon modeste ouvrage:

+FICHE-Martin-19.3. 17.pdf

"Des repères pour choisir" (devant tant de défis)

D’emblée, je dis mes excuses aux lecteurs/trices qui trouveraient indûment narcissique ce qui suit. Le site d’informations sociales REISO a mis en ligne le 21 avril un texte à propos d’un petit livre qui sort de presse chez Socialinfo. De telles publications, si elles peuvent apporter un modeste succès d’estime, ne sont jamais des succès commerciaux et je me sens une responsabilité, vis-à-vis de l’éditeur, de lui donner un peu de visibilité. C’est ainsi que je reprends des éléments de l’appréciation de REISO.

Jean Martin, médecin de santé publique et bio-éthicien, est un humaniste qui aime partager ses connaissances. « Des repères pour choisir » tient parfaitement dans la poche. Il rassemble trente-six recensions et réflexions de ces dernières années. Leur dénominateur commun? Une  ouverture d’esprit aux questionnements sur la vie et aux débats de société, un regard à la fois respectueux sur la pensée de l’autre, mais affûté sur les enjeux soulevés.

Les textes sur Alexandre Jollien, Christian Bobin, Mathias Malzieu ou Tom Shakespeare montrent des parcours de vie avec ou sans handicap ou maladie, dans une quête éthique pour plus d’harmonie. Les commentaires sur Daniel Klein, Lukas Zbinden ou Gian Domenico Borasio soulèvent les questions de la fin de vie et le «cauchemar de l’immortalité». Sur ce thème, les ouvrages de Véronique Fournier, médecin française, ont particulièrement intéressé Jean Martin. Il trouve remarquables ses positions sur l’évolution des soins médicaux de fin de vie et son combat contre le faux débat, dogmatique (parce que la limite est aujourd’hui souvent très floue), entre «laisser» mourir et «faire» mourir.

Adepte de la marche et de la nature, il recense dans sa dernière partie des ouvrages de coureurs ou d’alpinistes comme Sylvain Tesson, Erri De Luca ou Nicolas Duruz.

«Des repères pour choisir» montre la cohérence de l’auteur. Jean Martin est un «passeur» : à chaque fois, son opinion est énoncée de façon que le lecteur suive aisément son raisonnement et se pose à son tour des questions majeures.

L’ouvrage peut être commandé auprès de Socialinfo, ch. du Mont-Tendre 28, 1007 Lausanne, ou par mail : fragniere@me.com, au prix de Fr. 24.- Voir aussi www.socialinfo.ch

 

22/02/2017

Diminuer le sucre dans notre alimentation - Améliorer la santé a parfois des exigences

Le Conseil d’Etat présente (24 heures du 18 février 2017) un projet visant à faciliter l’accès aux soins dentaires pour les enfants et les personnes qui ne sont pas en mesure de les payer. S’agissant du financement, il propose d’introduire une taxe sur les boissons sucrées. C’est là une démarche pertinente, qui ne mérite en rien des quolibets sur une « sérieuse atteinte » à la liberté de se comporter à sa guise. En plus de la carie dentaire, la consommation de sucre est un facteur majeur de la grave l’épidémie d’obésité que connaissent nos pays – obésité qui fait le lit de nombreuses complications et est une vraie urgence de santé publique. Aux Etats-Unis et ailleurs, des mesures pour rendre moins facile, moins routinière, l’absorption de quantités excessives de produits sucrés (par exemple en diminuant leur concentration) ont été introduites avec succès. L’idée du Conseil d’Etat va dans le bon sens et découle d’une logique comparable aux taxes sur le tabac ; il est normal d’imposer en conséquence ce qui cause d’importants frais médicaux.  On peut ne pas aimer ces augmentations de prix mais elles ont une efficacité démontrée. Je note qu’une autre possibilité mise en oeuvre est de mettre une limite à la contenance des bouteilles de boissons sucrées (si vous avez en main une bouteille d’un litre et demi plutôt que de 300 cc., la probabilité est évidente que vous absorberez plus de mauvais sucres).

Peut-on rappeler que la liberté, ce n’est pas avoir le droit de faire tout et n’importe quoi, mais de pouvoir tout faire ce qui ne nuit pas à autrui. Or, en facilitant la consommation de boissons (trop) sucrées, on fait du tort.