15/11/2018

25 novembre

Ne pas oublier, s.v.p., de voter NON à l’initiative dite "pour l’autodétermination, qui en fait est une démarche pour l'isolement de la Suisse et pour l'érosion des droits reconnus à chacun.

08/11/2018

Ce qui bloque la prévention santé

La revue « Santé publique » est publiée par la Société française du même nom. Dans son dernier numéro, de juillet-août 2018, on trouve un éditorial de Jean-Pierre Couteron, administrateur de la Fédération française Addiction, illustrant une situation, et des contraintes, qui ne sont en rien spécifiques à la France.

« Au fur et à mesure des publications sur ses effets négatifs, le réquisitoire s’alourdit : l’alcool est dangereux pour la santé. Il ne devrait y avoir aucune hésitation à réguler l’accès à l’alcool, par des mesures recommandées par les instances internationales, et à les accompagner d’un travail d’éducation à la santé. Or cela bloque. N’est-ce pas dû au statut de marchandise qu’ont aujourd’hui les drogues ? Leur marché, légal ou clandestin, en organise la circulation, les soumet aux intérêts de l’économie mondialisée. La santé est placée au second plan. »  

« Une communication bien rodée habille de façon respectable cet impératif économique. En période d’inconfort face aux évolutions sociétales, elle valorise un ’art de vivre’, elle se donne une image ‘responsable’, faisant mine de soutenir des mesures soi-disant consensuelles. Cette rhétorique a pris le contrôle d’un packaging sémantique, à coup de ‘modération’. L’impératif économique bloque toute mesure susceptible de toucher le marché, comme :  limitation de la publicité, prix minimum, logo sur les dangers de l’alcoolisation fœtale…. »

Sentiment de déjà lu, déjà entendu, déjà vu ? La problématique est comparable en Suisse, à propos de toutes les substances - ou comportements - qui peuvent mener à l’addiction. Ceux qui oeuvrent pour la protection de la santé doivent s’engager d’autant plus pour surmonter les obstacles - et sensibiliser une partie malheureusement importante de l’éventail politique qui  regarde ailleurs quand on lui parle de cette problématique. 

 

 

02/11/2018

Voter non est aussi une question d’éthique

 

 

   
 
       

 

 

A propos de l'initiative dite « pour l’autodétermination »

Ancien membre de la Commission nationale d’éthique, je me suis au cours de ma carrière beaucoup préoccupé de cette dimension majeure dans le domaine de la santé : autour, grosso modo, des questions de morale au sens large, en médecine et dans les soins. L’éthique est une manière moins formelle que les lois d’être attentif aux droits et aux intérêts de chacun, et elle joue un rôle important. Mais je sais aussi que la sécurité qu'apporte le droit est indispensable. Or, regardant simplement autour de nous, on voit que certains groupes sont prêts à proposer des textes légaux qui restreindraient voire mutileraient des droits qui nous sont aujourd’hui assurés. C'est pourquoi il est impératif de refuser l'initiative dite "pour l'autodétermination".

 

Une société civilisée est une collectivité qui précise les droits - et devoirs - respectifs de chaque personne d'une part et des pouvoirs publics, notamment, d'autre part. Le cadre fondamental à cet égard est la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948. Nous vivons - heureusement - dans la région du monde où, en général, ces droits sont le mieux respectés. Notamment grâce à la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), dont la Suisse fait partie. L’initiative qu'il s'agit de combattre a parmi ses objectifs de supprimer la garantie que représente pour les citoyen-ne-s suisses le respect de ce qu'on appelle le "droit international supérieur", qui reste pourtant indispensable.