20/08/2020

Être éco-anxieux, c 'est être réaliste... pas malade !

A plusieurs reprises récemment, on a vu dans les médias des références à une évolution qui interpelle: nos concitoyens, jeunes ou moins jeunes, qui manifestent leur préoccupation pour les conséquences du dérèglement climatique et de la diminution de la biodiversité. 

Parmi les manières de faire faux devant cette situation : d’abord, continuer à refuser la réalité, comme le fait de manière irresponsable le président des Etats-Unis. Ensuite, étiqueter les éco-anxieux de personnes impressionnables qui devraient faire appel à la médecine plutôt que de déprimer les autres.

Les déséquilibres planétaires sont une catastrophe s’accentuant tous les jours. Une catastrophe concomitante, c’est qu’une partie de la population, trop troublée par les perspectives sombres découlant du caractère irréfutable du phénomène, préfère se voiler la face, écouter les sirènes négationnistes. En Europe heureusement, la plupart des leaders politiques s’engagent pour prendre des mesures (en passant, merci au Conseil d’Etat vaudois pour son récent Plan climat). Dans de grands pays américains, du Nord et du Sud, c’est le sommet de l’incurie : on en vient à interdire de parler des faits scientifiques avérés (y compris dans les écoles… comment veut-on alors préparer nos enfants ?!), ne voulant croire que des notions et chiffres manipulés par un pouvoir dont l’incompétence est chaque jour plus évidente.

N.B. : les éco-anxieux ne sont ni des malades ni des pleurnicheurs déplorant le paradis perdu, la plupart sont actifs dans des démarches pro-climat, souvent au détriment de leurs confort et intérêts immédiats !

07/05/2020

Il ne faut pas de "retour à l'anormal" !

C'est en tout cas le sens du propos de l'économiste  Mohamed Yunus, Prix Nobel, dans le journal "Le Monde" du 6 mai. Sommes disposés à lire et écouter ?

"L’épidémie de Covid-19 est en train dinfliger à notre monde des dégâts incommensurables. Mais si considérables que soient ces dommages, cest également une occasion unique qui se présente à nous. Il ne sagit pas de savoir comment relancer l’économie. La vraie question est celle-là : faut-il revenir au monde tel quil était avant larrivée du SARS-CoV-2 ? Ou bien le repenser ?

Inutile de le rappeler, le monde davant le coronavirus nous était néfaste. Lhumanité se préparait à une avalanche de tragédies. La catastrophe climatique allait rendre la planète impropre à la vie humaine ; lintelligence artificielle nous conduisait tout droit vers le chômage de masse ; la concentration des richesses atteignait des niveaux explosifs. La décennie qui venait de commencer était celle de la dernière chance, nous ne cessions le répéter. Après elle, tous nos efforts nauraient que des effets dérisoires, insuffisants pour sauver la planète. Est-ce là le monde auquel nous voulons revenir ? Cest un choix qui ne dépend que de nous."

11/04/2020

Beau et bon film - "L'intrusa"

Pour celles et ceux qui ne sont pas hyper-occupés en ce temps de relatif confinement, j'aimerais recommander vivement un film italien de 2017, "L'intrusa", de Leonardo di Costanzo.

Cela se passe à Naples, dans un milieu populaire, avec la mafia jamais très loin. Giovanna est la responsable d'un centre qui accueille les enfants du quartier en dehors des heures d'école. Elle est confrontée à des problèmes lourds au moment où une jeune mère et deux enfants s’installent dans une remise dans l'enceinte du centre. Ceci parce que cette femme est l'épouse d'un mafioso qui vient de tuer un homme innocent et est promis à la prison à long terme

Superbement joué, on est pris par des situations où il n'y a pas vraiment de bonne solution, malgré l'engagement humain et humaniste de Giovanna.

Est en libre accès ces jours sur arte.tv.