17/11/2018

LA SOLIDARITE EST-ELLE UN DELIT ?

 

 

Le City-Pully et le le cinéma Royal, de Ste-Croix, ont  projeté ces jours le documentaire « Libre » relatant l’action du paysan Cédric Herrou près de Nice, condamné pour avoir secouru des personnes ayant illégalement passé la frontière franco-italienne. Hasard du calendrier ? le même jour se tenait à Gap le procès des 7 de Briançon. Ces histoires rappellent aussi le maire d’un village de Calabre, destitué et interdit de rentrer chez lui, pour avoir fait revivre sa localité moribonde en accueillant des réfugiés.

 Je reprends ici un commentaire qui m'est transmis (merci) par mon confrère le Dr Paul Schneider: Le spectateur est au milieu de l’action, le film a été tourné sur le vif, avec des vues prises en cachette, aucune scène n’a été reconstituée. Même, ou à cause de ces défauts techniques, l’intensité dramatique est accentuée, nous sommes pris à partie ; les questions en voix off à Cédric Herrou, c’est comme si nous-mêmes les posions.

Cédric Herrou est libre, il n’a de comptes à rendre à personne, même pas à l’Etat qui interdit ce qu’il fait, mais qui est bien incapable de dire ce qu’il aurait dû faire dans cette situation dramatique où il se trouvait seul. Il suit sa conscience.

Question: « Vous, seriez-vous capables de transgresser notre Loi sur les Etrangers ? » Car, en rapport avec son article 116, nous trouvons illégitime que les aidants solidaires soient punis comme des passeurs qui tirent profit du malheur des autres. Ce qui explique les nombreuses manifestations récentes de soutien au pasteur Norbert Valley condamné récemment pour avoir assisté un sans-papiers.

15/11/2018

25 novembre

Ne pas oublier, s.v.p., de voter NON à l’initiative dite "pour l’autodétermination, qui en fait est une démarche pour l'isolement de la Suisse et pour l'érosion des droits reconnus à chacun.

02/11/2018

Voter non est aussi une question d’éthique

 

 

   
 
       

 

 

A propos de l'initiative dite « pour l’autodétermination »

Ancien membre de la Commission nationale d’éthique, je me suis au cours de ma carrière beaucoup préoccupé de cette dimension majeure dans le domaine de la santé : autour, grosso modo, des questions de morale au sens large, en médecine et dans les soins. L’éthique est une manière moins formelle que les lois d’être attentif aux droits et aux intérêts de chacun, et elle joue un rôle important. Mais je sais aussi que la sécurité qu'apporte le droit est indispensable. Or, regardant simplement autour de nous, on voit que certains groupes sont prêts à proposer des textes légaux qui restreindraient voire mutileraient des droits qui nous sont aujourd’hui assurés. C'est pourquoi il est impératif de refuser l'initiative dite "pour l'autodétermination".

 

Une société civilisée est une collectivité qui précise les droits - et devoirs - respectifs de chaque personne d'une part et des pouvoirs publics, notamment, d'autre part. Le cadre fondamental à cet égard est la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948. Nous vivons - heureusement - dans la région du monde où, en général, ces droits sont le mieux respectés. Notamment grâce à la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), dont la Suisse fait partie. L’initiative qu'il s'agit de combattre a parmi ses objectifs de supprimer la garantie que représente pour les citoyen-ne-s suisses le respect de ce qu'on appelle le "droit international supérieur", qui reste pourtant indispensable.