23/05/2022

Lucidité quant aux enjeux stratégiques, s.v.p.

 

"Quand un Parlement parle, il fait son travail, c’est entendu"… phrase entendue, désabusée parfois, dans des instances délibératives. Toutefois, s.v.p., choisir ses objectifs, parer au plus urgent. "First things first". Au Forum de la Radio romande mercredi soir 18 mai, débat sur une initiative parlementaire visant à retirer le mot Dieu du préambule de la Constitution fédérale. L'intervenant favorable, conseiller national vert, expliquant combien il est important à ses yeux d'opérer cette "excision" (si je peux utiliser ce vocable de mon métier).

Engagé dans le mouvement pro-climat, je me suis demandé… à quoi on jouait. Un enfant de six ans, si j'ose dire, saurait que dite initiative n'a pas l'ombre d'une chance de réunir (pour quelque temps encore) la majorité du peuple et des cantons (à la rigueur, on peut imaginer un ou deux cantons romands acceptants). Et les débats échauffés y relatifs vont gaspiller de précieuses énergies tout en suscitant leur lot de de frustrations. N’y a-t-il pas lieu, pour les écologistes et d'autres, et en urgence, de consacrer l’essentiel des forces et talents stratégico-tactiques à des enjeux d'importance pratique formidable : proposer, promouvoir et si possible faire passer des mesures fortes susceptibles de freiner le dérèglement climatique et les désastres associés.

 Un mot encore : l'initiative veut aussi remplacer le mot Création par celui d'environnement. Quant à moi, Création convient fort bien dans un tel texte fondateur.

02/06/2021

Loi CO2 - Comment comprendre l'égocentrisme de certains opposants ?

Certains, tirant argument du fait que la Suisse ne représente qu'un millième de la population mondiale, ont le front d'affirmer que cela ne sert à rien que nous fassions un effort, que cela ne changera rien à la gravissime situation climatique.
 
Comment comprendre un tel égoïsme ? Dans un pays qui a pour devise "Un pour tous, tous pour un". Nous sommes un pays prospère, avec une culture de recherche du consensus, nous avons l'habitude de considérer aussi les droits des autres - pas seulement nos intérêt et profit à court terme... Chacun à l'évidence doit faire sa part. De plus, à propos des progrès que la Suisse aurait déjà faits (!), il importe de relever que notre place financière, par les secteurs et activités dans lesquelles elle investit à l'étranger, cause quatre fois plus d'émissions de CO2 que le peuple suisse lui-même...
 
La loi CO2 est en danger, les derniers sondages le montrent. Il faut absolument s'assurer de ce que, autour de nous, on vote et on vote OUI.  En parler, surtout à ceux qui sont tièdes ou qui n'ont pas saisi l'enjeu.
 
Contrairement aux discours théâtraux négationnistes, les mesures prévues dans la loi CO2 sont évidemment supportables, et absolument nécessaires. Pas acceptable vraiment que notre pays se montre caricaturalement égoïste, comme s'il ne voulait rien savoir du bien-être de la collectivité - tout en se fichant royalement d'une meilleure perspective de vie pour nous et nos (petits-)enfants.
 
 

20/05/2021

Révolution copernicienne... Si seulement

Ce matin sur la Première vers 8 h., une info qui devrait être un rayon de soleil en vue du 13 juin (bien que les Neinsager à la loi CO2 ne se passionnent pas forcément tous pour ce qui se passe d'important au-delà de nos chères frontières).

L'Agence internationale pour l'énergie, basée à Paris, vient d'effectuer un virage à 180° dans ses orientations stratégiques (c'est ce que dit la radio... et on n'est pas le 1er avril). Alors que depuis sa création elle est un soutien majeur des combustibles fossiles, elle vient de s'apercevoir que c'est faux et demande maintenant la neutralité carbone pour 2050 - en se distançant massivement du pétrole, mazout etc. et en appelant au développement des énergies renouvelables..

Bon, est-ce que c'est susceptible d'arriver aux yeux, aux oreilles et à la conscience du Centre patronal vaudois et de beaucoup trop d'autres, la question est ouverte.

Bonne journée

Stop press ! On apprend aussi qu'Avenir Susse, le "think tank" peu susceptible d'idées trop rouges-vertes, vient de souligner dans un rapport combien l'enjeu climatique est grave et qu’il est impératif que la Suisse "se sorte les mains des poches" sur ce dossier. Je ne ne sais si Avenir Suisse passe aussi le mot qu'un premier pas nécessaire est d’accepter la loi sur le CO2.