26/02/2021

Climat - Les Etats-Unis reviennent, agir de concert !

 

Il faut impérativement maîtriser le dérèglement climatique, cela n'est plus contesté. Encourageant à cet égard de voir la clarté avec laquelle le président Biden empoigne ce dossier. Il l'avait promis durant la campagne, mais les promesses électorales... Or, rapidement, il prend une série de mesures (très) fortes – recrutant l’excellent John Kerry que Lausanne connaît bien. Pour avoir un fils et sa famille aux USA, mon épouse et moi avons beaucoup suivi sur CNN les évènements récents et avons eu de la peine à en croire nos oreilles le 27 janvier lors de ces annonces. Quand on sait que la majorité parlementaire dont M. Biden dispose est très "fine", le vieux citoyen intéressé à la politique que je suis a pensé qu'il appliquait la devise " La meilleure défense, c'est l'attaque" ! Quel changement après le dédain complet (c'est un euphémisme) de l'administration précédente pour la protection de l'environnement.

Dans la foulée aura lieu, lors de la Journée de la Terre du 22 avril, une rencontre de chefs d'Etat sur le climat. On souhaite que notre pays se joigne vigoureusement au mouvement pour préserver une planète vivable pour nos petits-enfants. Nous sommes tous, depuis un an, perturbés par l'irruption du covid - et, ancien médecin cantonal, je suis reconnaissant à mes successeurs et à leurs chef-fe-s de leur engagement dans une situation pleine d’incertitudes, où on "apprend en avançant". Mais il faut savoir que, sans doute aucun, le dérèglement climatique aura des conséquences bien plus graves que la pandémie, en termes de santés altérées, de vies perdues, de milieux de vie détruits, et ceci pour des décennies (des siècles !). Indispensable donc de prendre simultanément des mesures adéquates à l’endroit des deux fléaux.

En Suisse, la première priorité est la loi CO2. Les milieux liés aux combustibles fossiles ont lancé un référendum. Combat totalement d'arrière-garde...  Incompréhensible alors que le monde de la finance est clairement en train de virer sa cuti et de désinvestir ce domaine (Blackrock, des esprits éclairés de la place genevoise, des caisses de pension, vaudoises notamment, et même, timidement encore, la BNS). Au moment où les USA reviennent à bord, on veut croire que, le 13 juin, le souverain suisse ne se montrera pas timoré et plébiscitera cette loi. Comprenant que, même si elle n’est pas encore suffisante, elle est néanmoins un pas significatif de notre pays pour assumer les engagements qu’il a pris lors de la COP de Paris.

 

24/02/2021

Initiative anti-burqa - Choisir la sagesse !

Les positions divergentes au sujet de cette initiative, au sein même des familles politiques et culturelles, sont un phénomène frappant, rarement (jamais ?) vu à ce degré. Des gens qui habituellement se retrouvent sur l'essentiel des sujets sociétaux s'opposent, farouchement pour ou farouchement contre. Cherchez l'erreur. Pas exclu que ce brouhaha soit une de ces tempêtes dans un verre d'eau que notre pays s'offre parfois - on veut une inscription constitutionnelle pour quelques touristes fortunées…

Il importe ici de rappeler que le Conseil fédéral propose un contre-projet, prêt à entrer en vigueur, qui garantit ce qu'on entend garantir sans avoir de dimension discriminatoire. Devant le pêle-mêle les arguments contradictoires - montrant que la question est probablement mal posée, la sagesse ne demande-t-elle pas de permettre la mise en œuvre du contre-projet en disant non à l'initiative ?

 

 

10/02/2021

Pour construire un monde d'après, il faudrait un futur

La Suisse romande connaît bien le Dr Bertrand Kiefer, rédacteur de la Revue médicale suisse, médecin, éthicien, philosophe - très sollicité par les médias.  Son Bloc-notes hebdomadaire à la dernière page de sa revue est toujours marqué par la hauteur de vue, la vision à long terme, un caractère incisif.
 
Extrait de sa contribution de ce jour: "Pour construire un monde d'après, il faudrait un futur. Et lui donner une dimension mythologique, tout en l'articulant à la nature qui nous entoure, aux écosystèmes qui nous englobent, bref à la communauté dont nous sommes part. Mais voilà: à la différence de toutes celles qui nous ont précédé, notre civilisation se passe de cosmos. Aux yeux des modernes, l'univers (lointain et proche) ne pose pas de questions fondamentales liées notre existence, mais au contraire les efface.  Notre pouvoir sur lui nous suffit".
 
Well...  Judicieux de réfléchir où nous en sommes, où nous allons, à quoi nous jouons (si seulement c'était un jeu).