06/05/2021

Non aux pesticides de synthèse, responsables de dommages à la santé (II)

En rapport avec notre domaine professionnel, la médecine et la santé publique, ces pesticides entraînent des atteintes graves. Comme c'est leur habitude, les firmes productrices s'efforcent d'empêcher la dissémination d'informations adéquates sur ces effets nuisibles. Et il faut rappeler que, peu attentives aux droits fondamentaux des populations concernées, elles continuent à commercialiser ailleurs des substances interdites chez nous, entraînant des drames à large échelle dans le secteur agricole d'autres pays (intoxications, perturbations endocriniennes, cancers et autres affections, suicides de paysans tombés dans la misère). A l'évidence, de tels risques peuvent exister aussi pour les Suisses.  

Ces pesticides permettent des augmentations de production nous répond-on. Mais c'est à court terme. Là comme ailleurs, une industrie et une économie concentrées sur les profits rapides font du mal. Notamment en ignorant des externalités gravement nuisibles. Par externalités, il faut entendre les conséquences défavorables de la production et de l'utilisation de ce qui est produit. On retire les profits financiers (à grand renfort de publicité discutable) et on laisse la collectivité et les pouvoirs publics se débrouiller avec les dégâts. Dégâts infligés à la nature notamment : biodiversité une fois encore, pollutions, pertes de substance et de capacité vitale. Ce dédain pour les terribles conséquences externes de certains développements a marqué ce qui s'est passé durant les Trente Glorieuses - qui ont été aussi les Trente Pollueuses.

L'initiative refuse la poursuite de pratiques nuisibles et veut une production agricole respectueuse de la biosphère et de la biodiversité. Il faut impérativement se détourner de l'emploi des pesticides de synthèse. A noter enfin que l'initiative évite de défavoriser les producteurs suisses puisqu'elle prévoit l'interdiction d'importer de denrées alimentaires produites à l'aide de ces pesticides.

 

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