07/05/2021

Je suis vieux mais ne veux pas "laisser aller" vers la catastrophe

Grand-père, je pourrais me centrer sur les moments forts passés avec mes petits-enfants. En laissant de côté les débats et cris d'alarme que suscite le dérèglement climatique. Toutefois, y compris après l'émission 36°9 du 28 avril, dire "après moi le déluge" n’est plus possible. Incendies énormes, en Australie, en Californie - c'est loin d'ici, mais aussi près de Marseille. Dans le Jura, le Doubs et d'autres rivières à sec, manque d'eau grave à Thierrens.

 Tout cela va demander, sans doute possible, des changements marqués de nos manières de vivre, de travailler, de produire. Il serait plus simple d'écarter ces soucis comme un mauvais rêve et se réjouir de pouvoir à nouveau assister à des matchs de foot. Mais cela peut-il être la bonne attitude de fermer yeux et oreilles aux faits ? Noter en tout cas que ce n’est pas la bonne attitude d'ouvrir ses oreilles aux sirènes des milieux pétroliers et aériens et de leurs relais politiques; qui contre tout bon sens clament que les mesures de la loi CO2 représenteraient pour les ménages des surcoûts inacceptables. Myopie.

Le médecin que je suis doit relever que le nombre de maladies et de morts qui seront causés par le changement climatique sera un grand multiple des pertes qu'engendre le covid. Les dégâts climatiques semblent survenir "lentement" mais c'est une impression complètement fausse. On n’a simplement pas le temps d’attendre et voir (penser à la dramatique fonte des glaces aux deux pôles et à ses conséquences).

Je suis inquiet pour mes petits-enfants mais ne veux pas désespérer. La première chose à faire est de voter oui à la loi CO2.

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