24/05/2021

Ne pas jouer la fin du mois contre la fin du monde... la loi CO2 et notre avenir

Dans le débat sur la loi CO2, il ne s’agit pas de jouer la scène de « La fin du monde contre la fin du mois » - dont on a beaucoup parlé suite à la révolte française des gilets jaunes de 2018-2019. Toutefois, des observateurs raisonnables relèvent que, très occupés à éviter un avenir catastrophique à la planète, nous risquons d’ignorer la réticence, parmi les moins aisés sur le  plan matériel, à payer plus cher le litre d'essence.

Objection admise, le sujet mérite attention. Même si un surcoût annuel de l’ordre de Fr. 100.-  ou 150.- par automobiliste, semble supportable pour la plupart. Au plan politique, il est vrai qu’il faut se souvenir de l’épopée de la vignette autoroutière à Fr 100.-  plutôt que 40.-, refusée par le peuple en 2013 avec 60% de non.

La vignette, c'était Clochemerle en mode helvétique, folklorique et sans aucun effet sur la marche de la république et de la société. Par contre, si la loi CO2 devait échouer parce qu'une majorité se laisse convaincre par les chants des sirènes des milieux pétroliers et aériens, nous aurons tous, après avoir économisé quelques centimes, à assumer les effets de notre contribution à un laisser-aller aux conséquences dramatiques. Déjà, le dérèglement affecte la santé des personnes et des populations dans le monde entier - et on peut souligner que le nombre de maladies et de morts qui seront causés par le changement climatique sera un multiple élevé des pertes qu'engendre actuellement le covid.

Enfin, on peut rappeler que la loi sur le CO2 a des composantes clairement sociales - en réduisant les primes d'assurance-maladie.

 

 

 

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