14/01/2020

Une découverte importante qui les étonne : y a-t-il un problème avec le climat ?...

Dans son verdict d'hier lundi dans le procès des jeunes activistes qui ont passé une heure dans le lobby de l'agence de Lausanne de Credit suisse il y a un an, le Tribunal leur accorde d'avoir agi en état de nécessité. Point d’importance majeure. Cela veut dire qu'il y avait danger imminent, pas détournable par d'autres moyens et qui menace sérieusement leurs santés voire leurs vies.

Intéressant de voir comment un certain nombre de notables, entre autres politiques et juristes, semblent découvrir qu'il y a dérèglement climatique. Sortent-ils d'un long coma, d'un séjour sur une ile perdue loin du monde? Où donc est cette urgence, demandent-ils?

Il y a là une illustration de l'attitude qui nous est actuellement trop fréquemment servie, consistant à penser que les faits scientifiques établis depuis une quarantaine d'années, sur lesquels plus des 95% de la communauté scientifique se rejoignent et dont les effets se font de sentir de plus en plus vivement (voir les incendies en Australie en ce moment, ou la fonte des calottes polaires) ne valent pas mieux que les convictions ou intuitions personnelles de chacun. Un peu court, trop simple. Mais bien sûr ces faits nous sortent de notre zone de confort.

Alors lesdits notables en restent à leurs conversations, imperméables aux dangers qui se concrétisent chaque jour un peu plus, indifférents à l'idée que ce serait mieux si nos petits-enfants bénéficiaient encore de conditions de vie vivables. Business as usual ...

10/01/2020

Trop court, trop simple - A props de climat

A propos du dérèglement climatique, je suis frappé de voir tant d'interventions (articles, courriers de lecteurs etc..) qui sont soit climato-sceptiques (heureusement, les gens ne sont pas bêtes, il y en a de moins en moins), soit qui croient béatement que les technologies vont tout rrégler comme par enchantement - parce que "cela a bien été jusqu’ici, cela continuera bien à aller quelque temps encore"...

Ceci en ne parvenant donc pas à voir la dimension inouïe, jamais vue/vécue, de ce qui se passe en ce moment. Je lisais récemment un petit texte éminemment bien-disant, bien intentionné, d'un vieux monsieur qui se voulait encourageant pour ses petits-enfants (oui, il y a bien un problème admettait-il, mais tout cela va s'arranger, vous verrez)

Sympathique... Cela étant, son attitude était une illustration de ce qui nous est actuellement trop fréquemment servi, consistant à penser que les faits scientifiques établis depuis une quarantaine d'années, sur lesquels plus des 95% de la communauté scientifique se rejoignent et dont les effets se font de sentir de plus en plus vivement (voir les incendies en Australie en ce moment), ne valent pas mieux que les convictions ou intuitions personnelles de chacun. Un peu court, trop simple. Mais bien sûr ces faits nous sortent de notre zone de confort et on aime mieux se "protéger des mauvaises idées".

 

25/11/2019

Nous n’héritons pas la Terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants…

Au début d’une législature au plan fédéral qui a le devoir de concrétiser le mandat reçu du souverain en matière écologique, je tombe sur le Texte fondateur de l’association « Grands-parents pour le climat » (www.gpclimat.ch). Cet engagement mérite d’être mieux connu - ci-dessous des extraits :

Le mouvement citoyen pour le climat est né de la préoccupation d’une génération, celle de grands-parents notamment, face aux risques de détérioration des conditions de vie sur Terre. Notre engagement va au-delà de nos familles, il vise aussi un changement de nos modes de consommation.

Ça se passe aujourdʼhui :  Sécheresses, inondations, maladies, migrations, pénuries alimentaires, risque de conflits... Les rapports successifs du GIEC recensent les impacts dramatiques déjà observables. Un modeste espoir demeure : « Les risques liés au changement climatique peuvent être réduits en limitant sa vitesse et son ampleur ». Il faut donc à la fois lutter encore et toujours contre les causes et se mobiliser déjà, sans délai, face aux conséquences.

Notre objectif est de donner des chances à nos descendants de vivre sur terre dans un climat et un environnement favorables au renouvellement de la vie.

Notre engagement : l’âge nous donne des droits, des places assises, des rabais, parfois même du respect. Face à l’urgence climatique, nous nous reconnaissons aussi des devoirs. Beaucoup abordent leur retraite avec une généreuse énergie à mettre au service d’un espoir pour l’avenir de plusieurs générations d’enfants. C’est avec cette énergie que nous voulons agir.

Inquiets pour les générations futures, riches d’expériences vécues, conscients du poids politique que confère l’usage des urnes, forts du poids économique hérité des progrès sociaux, indépendants, donc plus libres que jamais de paroles et d’actions, privilégiés en tant que génération largement épargnée par les conflits mondiaux, pas assez attentifs aux conséquences des progrès technologiques qui nous éblouissent encore, nous avons le temps, le droit et le devoir d’œuvrer à un monde harmonieux pour les générations actuelles et futures. Il s’agit de tout entreprendre pour préserver la vie et la qualité du vivre ensemble sur la Terre.