21/10/2020

On ne nait pas blanc, on le devient...

 
Notre Darius Rochebin national continue à faire feu des quatre fers, quatre soirs par semaine à 20h., sur la chaîne LCI. Je ne suis pas un grand fan des têtes qui dépassent, mais j'aime bien Darius. Avec son allure de gendre idéal, c'est un grand professionnel (sans doute a-t-il quelques défauts).
 
En tout cas, il a sur son plateau, sans qu'il doive beaucoup les solliciter semble-t-il, les stars que compte la République, la société civile,  les médias...
 
Récemment, l'interviewé principal était Lilian Thuram, grand footballeur, enfant de la Guadeloupe venu à Paris à 8 ans, qui s'engage depuis des années pour sensibiliser aux pentes glissantes racistes de nos sociétés, et pour éduquer à l'antiracisme, au dialogue, à la compréhension. Bonne discussion.
 
On connait la phrase de Simone de Beauvoir "On ne naît pas femme, on le devient".  Thuram publie ces jours un livre intitulé "La pensée blanche" et, sur le bandeau de couverture, il ose "On ne naît pas blanc, on le devient".
 
Certains diront que le propos n'est pas clair, de beaux esprits s'émouvront en disant qu'il généralise indûment, désagréablement...
 
Il reste que Thuram a raison. Nous sommes d'une manière ou de l'autre formatés vers un certain racisme (pas forcément éclatant bien sûr... un certain racisme). Tant il est vrai qu'il y a un biais systémique, constant, en faveur des personnes à peau blanche - et des hommes bien sûr.

10/10/2020

29 novembre - Chaque personne dans son bon sens...

Le 29 novembre prochain, nous allons voter sur l'initiative pour des multinationales responsables.

Déjà les milieux économiques reprennent la vieille rengaine "On ne peut pas être sage tout seul", pour dire que la Suisse prendrait des risques inconsidérés en demandant aux multinationales établies sur notre sol de satisfaire à des conditions éthiques minima.

Vraiment inquiétant. Les milieux concernés semblent faire bloc alors que, ce sont eux qui le disent, c'est une minorité seulement qui pratique de routine corruption, indifférence aux populations locales dont la santé est gravement altérée, non-respect des droits humains fondamentaux... Que penser ? Que croire ?

Pourquoi un tel ralliement suspect derrière les "moutons noirs". Bon, notre pays n'a sans doute jamais été un exemple d'impeccabilité en matière éthique. Mais tout de mème, on voudrait que des signes soient posés dans le bon sens.

Le 29 novembre, chaque personne dans son bon sens dire devrait logiquement dire oui à l'initiative. Le peuple souverain montrera-t-il cette logique ?

Pour information, voir le très intéressant flm à ce propos:

documentaire « Multinationales : l’enquête

 

10/03/2020

Le crayon plus fort que les mots...

Qu'on me permette, une fois, de citer la "concurrence". Celles et ceux qui suivent les deux grands journaux francophones de Suisse auront remarqué, dans Le Temps de samedi 7 mars,  la contribution en première page de Patrick Chappatte, absolument  ex-tra-or-di-nai-re, qui donne une preuve, bouleversante, de la puissance du dessin:

Une bouée de barbelé lancée par un soldat depuis une canonnière UE à un malheureux qui se noie... Cela fait résonner très fort le malaise (le malheur) de beaucoup d'entre nous, devant ces situations inextricables, où le cynisme des gouvernants le dispute à l'opportunisme et à l'impuissance. Elle est belle, notre tradition humanitaire.