29/03/2018

Grands-parents pour le climat – on avance !

Le mouvement  « Grands-parents pour le climat », lancé en 2014 en Suisse romande, entend sensibiliser les seniors et par eux la société en général, dans une perspective intergénérationnelle, aux enjeux majeurs du dérèglement climatique - et agir pour des mesures évitant (ou pour le moins freinant !) les conséquences dramatiques qui vont s’ensuivre.

Forte maintenant de plus de 400 membres, l’association agit notamment  au niveau local et régional par des sections qui développent des initiatives ancrées dans le terrain ; ainsi dans la région francophone Berne-Jura-Neuchâtel, dans le « Jura-Yverdon-Broye-Echallens » vaudois et à Genève. Une section valaisanne est en train d’être lancée. A été réalisée une conférence-type qui peut être présentée à des seniors comme à d’autres audiences.

Les Grands-parents pour le climat travaillent en coordination et collaboration avec d’autres préoccupés par les défis environnementaux, les pollutions etc. Entre autres, au niveau national, avec le mouvement des « Aînées pour la protection du climat », dans le cadre de la faîtière « Alliance climatique ». Aussi en rapport avec des atteintes au milieu de vie, y compris par exemple par des actions visant à l’interdiction du glyphosate (interpellation de parlements cantonaux ; Tribune récemment publiée dans un grand quotidien par trois médecins membres des GPclimat), ou en s’opposant à des forages. L’association participe activement  à plusieurs évènements/festivals  en rapport avec la qualité de vie. Un accent particulier est mis sur le désinvestissement des énergies fossiles - non-renouvelables, en s’adressant à des caisses de pension et d’autres investisseurs. Noter aussi que le mouvement suisse entretient des relations avec les associations-sœurs dans d’autres pays, Belgique, France, Royaume-Uni, Norvège, ainsi qu’en Amérique du Nord.

05/10/2017

Le Prix Nobel Jacques Dubochet, un « Grand-parent pour le climat » militant

 

Notre canton et notre pays se sont réjouis hier de ce que le Vaudois pur jus qu'est Jacques D. reçoive le Prix Nobel. Il s’est acquis ce mérite suprême pour son activité scientifique mais, comme cela a été relevé, c’est aussi un citoyen engagé dans sa commune, en toute simplicité (ses amis morgiens rappelaient qu’il a été homme sandwich lors de campagnes électorales - il faut le faire). Amoureux de la nature, il est aussi très préoccupé par les défis environnementaux.

Dans ce registre, intéressant de savoir qu’il est un militant  actif, avec son épouse Christine, de la lutte contre le dérèglement climatique, problème planétaire majeur - un des plus graves. En particulier au sein du mouvement des "Grands-parents pour le climat” - voir le site de l’association www.gpclimat.ch. Entre autres, le couple Dubochet était  présent à la COP 21 de Paris il y a deux ans, défilant en portant haut la bannière des GPclimat…

Bien encourageant pour ceux qui se préoccupent de la qualité de vie de nos enfants et petits-enfants - en voulant qu’ils aient un monde encore « vivable » - de bénéficier de soutiens engagés de ce niveau !

Extraits d’une lettre d’hier de la co-présidente des « Grands-parents » :

Cher Jacques,

Je me fais la porte-parole des membres de l’association en t’adressant nos plus vives félicitations à l’occasion du prix Nobel de chimie que tu viens de recevoir. En écrivant, j’entends ta conférence de presse, tissée de félicitations adressées à d’autres, de reconnaissance envers l’université et d’humour (j’ai contribué à “inventer l’eau froide” !).

Les GPclimat n’y sont évidemment pas pour grand-chose, mais ils sont extraordinairement fiers de te compter parmi eux. De telles récompenses font encore plus plaisir quand elles sont attribuées à des savants modestes, généreux et amusants.

Je suis certaine que tu ne nous oublieras pas. Amicales pensées de nous tous et RESPECT. 

 

 

09/05/2017

Stratégie énergétique - La pesée d'intérêts inadéquate de Philippe Roch

 

Philippe Roch, ancien directeur de l’Office fédéral de l’environnement, est une figure respectée de ce pays. A propos de la votation du 21 mai toutefois, il a pris une position qui stupéfie ceux qui pensaient l’avoir de leur côté. Il importe de mettre en évidence le caractère étriqué de son raisonnement.

S’agissant de voter, on ne peut dire « oui mais » ou « non mais » ; après une large pesée d’intérêts, il y a lieu de s’engager pour la position la plus pertinente. Or, Ph. Roch refuse un projet qui à ses yeux affaiblit la préservation de la nature - se faisant l’allié de milieux qui ne veulent pas entendre parler de dérèglement climatique ni d’épuisement des ressources non renouvelables. Sa position « rousseauiste», d’une nature en quelque sorte distincte de la vie de la communauté humaine, fait penser à cette formule lue récemment : « Quand l’Homme aura pris totalement possession de la Terre, de la façon dont il le fait en ce moment, il n’y aura plus rien à posséder ». Quand milieu, climat et monde vivant auront été tellement altérés par la production-consommation effrénée, que restera-t-il des éléments esthétiques qui préoccupent - de façon disproportionnée aujourd’hui – M. Roch ? De plus, à défaut de la Stratégie 2050, que pense-t-il des dégâts à la nature par la persistance du nucléaire et l’importation d’électricité produite à partir de charbon ?

La nature est pour nous comme pour lui un grand pilier de ce que nous apprécions dans l’existence, mais une certaine myopie alarme. « First things first », disent les Anglo-Saxons - il faut établir des priorités. Aujourd’hui, il faut sortir du fossile et du fissile (nucléaire) et il est impératif de diversifier nos manières d’obtenir l’énergie. Donc voter oui le 21 mai.