06/10/2020

Un "Tumulte"..... se fait remarquer.

Je suis éminemment subjectif puisque, en toute humilité, je suis parmi la cinquantaine d'auteur-e-s de cet ouvrage encore tout chaud des presses.

Mai je constate avec plaisir que "Tumulte postcorona - Les crises, en sortir et bifurquer" retient l’attention de beaucoup.

Si vous voulez, avec ces auteur-e-s, réfléchir à ce que sera le "Monde d'après", ce qu'il devrait être, ce qu'il pourrait être...

Editions d'en bas, Lausanne , 2020 - dans les librairies.

29/07/2020

Tout va bien ? Ce que je peux découvrir au cabinet pédiatrique

C'est le titre d'une sorte d’album-photo de 40 pages, chacune avec des informations utiles et de belles images (Creathera, Berne, 2020). Conçu par deux pédiatres praticiennes à l’intention des parents aussi bien que des enfants.

Deux parties, selon la page de couverture que l’on considère. Dans la première on trouve le contenu des examens de prévention au cabinet pédiatrique, avec des messages-clés sur les compétences que l’enfant acquiert progressivement et treize pages de photos illustrant le contact du médecin avec son patient et ses parents -  de 0 à14 ans.

Dans l’autre sens, on trouve un contenu destiné spécifiquement aux enfants, pour les familiariser avec ce qui se passe pour eux dans un cabinet médical : être pesé et mesuré, vacciné, avoir une prise de sang au bout du doigt. Devoir se déshabiller, être ausculté et palpé parler, échanger... L'original, dans les photos qui portent l’ouvrage, c’est que ce sont deux enfants de sept ans qui jouent le rôle des parents et que les patients sont des singes en peluche. Sûrement, le fait pour les parents et le médecin de discuter ces pages avec l’enfant retiendra vivement l’attention de ce dernier et le distraira. A noter qu’on ne voit dans ce livre aucune blouse blanche.

De tels outils bien informés, didactiques et déstressants pour petits et grands fréquentant le milieu médical sont très bienvenus. Ils sont heureusement disponibles en nombre croissant.

11/05/2020

Surtout pas de match corona-climat – Il faut traiter les deux défis conjointement

Un des grands dangers pour la vie de nos sociétés dans l’avenir proche est que des milieux politico-économiques s’échinent à vouloir opposer les défis posés par la pandémie et par le dérèglement climatique - et leurs effets respectifs. Sur Allnews le 5 mai dernier, le professeur de Sciences Po Jean Pisani-Ferry s’exprimait. Extraits :

« La pandémie nous a fourni un cours intensif sur les effets collectifs des comportements individuels. Chacun de nous a pris conscience que son devoir n’était pas seulement de se protéger lui-même mais aussi de protéger les autres. Hier encore on pouvait considérer qu’il suffisait pour être un bon citoyen de payer ses impôts et d’effectuer quelques dons. Dans la crise sanitaire pas plus que dans une crise climatique, on ne peut se borner à payer pour être quitte.

La solution au défi actuel ne peut pas venir seulement d’une bonne combinaison de décrets gouvernementaux et d’incitations de marché. Des communautés dont les membres adoptent un comportement responsable est une composante indispensable. Capital social et normes sociales sont fondamentaux. Et ceci s’applique aussi au changement climatique. 

L’action contre le changement climatique a, par nature, un caractère global, là où la lutte contre le virus présente un caractère plus localisé. La lutte contre le changement climatique réclame des accords mondiaux. Malgré les interactions internationales, on ne peut pas dire la même chose de la lutte contre l’épidémie.

En guise de conclusion: comme le relève l’économiste du climat Gernot Wagner, la pandémie est une sorte de réplique en accéléré du changement climatique. Ce n’est donc pas sans raisons que l’opinion mondiale considère, dans sa majorité, que le réchauffement climatique est aussi important que le COVID-19, et souhaite que les gouvernements donnent priorité au changement climatique dans le relèvement de l’activité. » Néanmoins, il est fort possible que la contradiction entre ceux qui s’inquiètent de la fin du mois et ceux qui se soucient de la fin du monde s’intensifie – c’est ce que des gouvernants et leaders de l’économie qu’on souhaite lucides doivent absolument s’efforcer d’éviter.