15/09/2021

Vive Glaris - et vive les jeunes, on compte sur vous !

Membre des Grands-parents pour le climat, mouvement qui, après avoir été créée en Suisse romande, a remarquablement essaimé en Suisse alémanique , je cultive des contacts avec des collègues d'outre-Sarine et ai su leur enthousiasme après l'acceptation, par  la Landsgemeinde de Glaris le 5 septembre, d'un loi sur l'énergie contraignante. En particulier en ce qui concerne les chauffages à mazout et à gaz dont l’instillation à neuf sera interdite dans le canton après 2030.

Ce qu il faut retenir, c’est que le fait que Glaris a accordé il y a quelques années le droit de vote à partir de 16 ans a joué un rôle dans cette décision éclairée. Les jeunes, M'sieurs Dames, sont heureusement plus conscients que nous du fait que le dérèglement climatique nous fait foncer dans le mur. Et comme c'est de leur avenir qu'il s'agit, ils ne peuvent guère être aussi désinvoltes que nous.....

Commentaire de heidi.news: "Sur le Ring (nom de la place où se réunit la population votante glaronaise), la Landsgemeinde a surpris: en juin, la population du petit canton suisse alémanique avait rejeté la loi sur le CO2 à une large majorité. La population a désormais banni les chauffages à mazout et à gaz. Glaris devient ainsi le deuxième canton (après Bâle-Ville) à forcer la voie des énergies renouvelables".

On leur souhaite des émules, et vite.

 

18/05/2021

Surprenant, non ? Le Centre patronal et la loi CO2

Le Centre patronal, éminente organisation économique vaudoise, dit volontiers être au-dessus de la politique partisane. Pourtant, avec des formes exquisement courtoises, comme "Nous nous permettons de vous livrer nos réflexions", il utilise son réseau pour prendre parti de manière directe, en plein dans la mêlée politique (au risque de salir ses gants beurre frais ?). 

Par un courrier du 10 mai, il s'engage vigoureusement contre la loi sur le CO2 après, par son Directeur général notamment, être apparu à diverses tribunes d'opposants. Avec des arguments qui minimisent totalement l'importance du dérèglement climatique et de ses effets prochains. Alléguant que, contre toute évidence, "Notre pays est exemplaire en matière de politique climatique" (il faut le lire pour le croire) et laissant entendre que notre petite taille nous permet de nous désintéresser de ce problème mondial. Remarque scandaleuse en termes d'éthique sociale et politique.Tout de même, la Suise, par les millions de tonnes de CO2 liées à ses importations en particulier, est parmi les tout grands pollueurs et consommateurs/gaspilleurs de la planète par tête d'habitant. Vraiment triste de constater qu'un égoïsme crasse continue de régner dans certains milieux patronaux de ce pays. Il leur reste totalement étranger qu'ils pourraient faire preuve d'un peu de sérieux quant à la nécessité, pour un pays aussi prospère que le nôtre, de partager avec d'autres moins favorisés. 

Ceci serait comique si ce n'était aussi grave. Et on voit ici le Centre patronal s'opposer frontalement à certains de ses meilleur-e-s ami-e-s, Claudine Amstein, directrice de la CVCI,  Jacqueline de Quattro, Olivier Feller, Olivier Français, Frédéric Borloz, Laurent Wehrli. Triste, une fois encore..

26/02/2021

Climat - Les Etats-Unis reviennent, agir de concert !

 

Il faut impérativement maîtriser le dérèglement climatique, cela n'est plus contesté. Encourageant à cet égard de voir la clarté avec laquelle le président Biden empoigne ce dossier. Il l'avait promis durant la campagne, mais les promesses électorales... Or, rapidement, il prend une série de mesures (très) fortes – recrutant l’excellent John Kerry que Lausanne connaît bien. Pour avoir un fils et sa famille aux USA, mon épouse et moi avons beaucoup suivi sur CNN les évènements récents et avons eu de la peine à en croire nos oreilles le 27 janvier lors de ces annonces. Quand on sait que la majorité parlementaire dont M. Biden dispose est très "fine", le vieux citoyen intéressé à la politique que je suis a pensé qu'il appliquait la devise " La meilleure défense, c'est l'attaque" ! Quel changement après le dédain complet (c'est un euphémisme) de l'administration précédente pour la protection de l'environnement.

Dans la foulée aura lieu, lors de la Journée de la Terre du 22 avril, une rencontre de chefs d'Etat sur le climat. On souhaite que notre pays se joigne vigoureusement au mouvement pour préserver une planète vivable pour nos petits-enfants. Nous sommes tous, depuis un an, perturbés par l'irruption du covid - et, ancien médecin cantonal, je suis reconnaissant à mes successeurs et à leurs chef-fe-s de leur engagement dans une situation pleine d’incertitudes, où on "apprend en avançant". Mais il faut savoir que, sans doute aucun, le dérèglement climatique aura des conséquences bien plus graves que la pandémie, en termes de santés altérées, de vies perdues, de milieux de vie détruits, et ceci pour des décennies (des siècles !). Indispensable donc de prendre simultanément des mesures adéquates à l’endroit des deux fléaux.

En Suisse, la première priorité est la loi CO2. Les milieux liés aux combustibles fossiles ont lancé un référendum. Combat totalement d'arrière-garde...  Incompréhensible alors que le monde de la finance est clairement en train de virer sa cuti et de désinvestir ce domaine (Blackrock, des esprits éclairés de la place genevoise, des caisses de pension, vaudoises notamment, et même, timidement encore, la BNS). Au moment où les USA reviennent à bord, on veut croire que, le 13 juin, le souverain suisse ne se montrera pas timoré et plébiscitera cette loi. Comprenant que, même si elle n’est pas encore suffisante, elle est néanmoins un pas significatif de notre pays pour assumer les engagements qu’il a pris lors de la COP de Paris.