29/07/2021

Un enjeu majeur de la maitrise de la pandémie: la solidarité pour faire société

On connait les manifestations de type libertaire, de celles et ceux qui peinent à accepter que, en général, la liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres. La liberté d'opinion et de conscience est une valeur incontestée de nos régimes, mais que se passe-t-il quand elle met d’autres en danger ? Pour qui se préoccupe de la santé d'une collectivité (tant physique que psychologique et sociale), on constate aujourd’hui des prises de position qui rappellent le besoin d'une solidarité. 

Dans la Matinale de "La Première" du 27 juillet, remarquable conversation avec le professeur Didier Pittet, un des experts covid incontournables depuis début 2020. Qui a été particulièrement percutant, soulignant à plusieurs reprises "Saurons-nous faire société ?"

La pandémie ne va pas disparaître comme un mauvais rêve - tout indique que, après celle-ci, nous en verrons d'autres pas plus simples à gérer. Après un demi-siècle où, au plan économique, au plan sanitaire ("les maladies infectieuses, c'est fini", entendait-on...), au plan du mode de vie, nous avons eu tellement de possibilités et satisfactions que nos prédécesseurs n'avaient pas, il s’avère de manière sûre que "la fête" ne peut plus durer : nous avons été trop loin dans la destruction de l'environnement, dans l'uniformisation des techniques et des pratiques (affaiblissant ainsi nos capacités de résistance), dans les consommations boulimiques et l'artificialisation générale de notre manière d'exister.

La pulsion mise en exergue d'une liberté maximale, d'une liberté de faire tout et n'importe quand, sans égard  adéquat aux droits et intérêts des congénères - et plus avant à ceux du monde vivant en général, cela ne va plus. Saurons-nous le comprendre et agir en conséquence ? Les probabilités n'apparaissent pas très bonnes - même si le pire n'est jamais certain.

Objectivement, nous sommes une collectivité (locale, nationale, mondiale), nous devons aussi être une communauté de vie, de perspectives, de destin. Faire société, accepter des/les limites impératives (on parle aujourd'hui de neuf limites planétaires). Parce que, oui, l'intérêt général/commun cela existe (contrairement à la foucade de Margaret Thatcher "There is no such thing as society" - la société, cela n'existe pas).

 

 

 

 

26/09/2020

Tous les extrêmismes sont problématiques

Attaque à l'arme blanche hier à Paris, dans le voisinage des anciens locaux de "Charlie Hebdo". Enchaînement/résurgence de la violence, cinq ans après...

Tollé vertueux au nom des grands principes. Bien sûr, bien sûr.  Mais, entre nous, que c'est discutable ce raidissement de la France qui sait (mieux que les autres), qui érige en fondement de la République la possibilité de publier - et republier - des dessins choquants pour toute une communauté, qui se la joue supérieur et suscite (je le crains) des réactions comme cette attaque - au reste, inacceptable évidemment.

Et il ne vient pas à l'idée de ces très beaux esprits que leur extrémisme (au secours d'une liberté d'expression maximaliste) n'est pas la meilleure manière de vivre en société. Je ne suis pas un ami des dogmatismes exacerbés.

 

29/07/2020

Tout va bien ? Ce que je peux découvrir au cabinet pédiatrique

C'est le titre d'une sorte d’album-photo de 40 pages, chacune avec des informations utiles et de belles images (Creathera, Berne, 2020). Conçu par deux pédiatres praticiennes à l’intention des parents aussi bien que des enfants.

Deux parties, selon la page de couverture que l’on considère. Dans la première on trouve le contenu des examens de prévention au cabinet pédiatrique, avec des messages-clés sur les compétences que l’enfant acquiert progressivement et treize pages de photos illustrant le contact du médecin avec son patient et ses parents -  de 0 à14 ans.

Dans l’autre sens, on trouve un contenu destiné spécifiquement aux enfants, pour les familiariser avec ce qui se passe pour eux dans un cabinet médical : être pesé et mesuré, vacciné, avoir une prise de sang au bout du doigt. Devoir se déshabiller, être ausculté et palpé parler, échanger... L'original, dans les photos qui portent l’ouvrage, c’est que ce sont deux enfants de sept ans qui jouent le rôle des parents et que les patients sont des singes en peluche. Sûrement, le fait pour les parents et le médecin de discuter ces pages avec l’enfant retiendra vivement l’attention de ce dernier et le distraira. A noter qu’on ne voit dans ce livre aucune blouse blanche.

De tels outils bien informés, didactiques et déstressants pour petits et grands fréquentant le milieu médical sont très bienvenus. Ils sont heureusement disponibles en nombre croissant.