30/11/2020

Alzheimer et autres démences - Un guide bien fait

Rédigé par Stefanie Becker, directrice de Alzheimer Suisse, "Alzheimer et autres formes de démence" vient de paraitre  chez RMS Editions/Médecine et Hygiène. C'est une addition bienvenue au matériel disponible pour guider les proches de patients présentant une démence. Guère besoin de rappeler la dimension du problème : en Suisse quelque 150'000 personnes en souffrent. Des défis multiples sont lancés aux professionnel-le-s et au système de santé. Ce livre est une source de valeur d'informations, de recommandations, de soutien, pour ceux qui sont touchés par la problématique ou la prennent en charge. Huit chapitres dont un particulier, sans doute nécessaire, consacré aux proches aidants : "Et si je prenais soin de moi ?" 

Parmi les thèmes : l'importance de (se faire) dépister suffisamment tôt, y compris les "bénéfices de la certitude" - ce n'est pas à propos de démence seulement qu'on sait l'effet positif qu'un diagnostic soit articulé - aussi mauvaise nouvelle qu'il soit. Sont discutées les manières de permettre au patient de s'adapter, les médicaments et modalités de prises en charge. Une question pratique exemplaire dans les premiers stades :  comment choisir le moment de renoncer à conduire ? Recommandation d'établir des directives anticipées. Le dernier chapitre est juridique : démence et capacité de discernement, mission de l'autorité de protection de l'adulte, aspects financiers.

Des vignettes cliniques parsèment les pages, situations de vie rencontrées pratiquement. Des encadrés sont utilement didactiques, on trouve un index détaillé et une bibliographie. Le public-cible initial sont les proches aidants mais il est certain que les professionnels des domaines médical, soignant et social en tireront profit.

22/10/2020

Peut-on parler de "après le coronavirus"? Pas évident...

Les Editions d'en bas, à  Lausanne,  viennent de publier un ouvrage collectif intitulé "Tumulte postcorona - Les crises, en sortir et bifurquer".  Je le recommande autour de moi (tout en étant subjectif, j'ai l'honneur d’être parmi la cinquantaine de co-auteur-e-s).  Et je reçois des commentaires tout à fait substantiels. Ainsi, ce message d'un ami:

"J'ai commandé "Tumulte postcorona". Je suis toujours à la recherche de ce genre de réflexions sur l'avenir. Peut-être un petit peu tôt pour parler de postcorona, alors que nous sommes encore en plein dedans...

Ceci dit, je ne suis pas sûr que les fabricants d'armes, de médicaments, de pesticides, de pétrole, de gadgets inutiles et autres imbécilités, soutenus par les banques et la finance, aient envie de changer quoi que ce soit. Il n'y a qu'à constater que les sondages sont serrés avant l'initiative pour des multinationales responsables. Cela signifie que la moitié (j'espère moins que cela, le 29 novembre) de la population se fout comme de l'an quarante de l'évolution actuelle. Le "moi d'abord, les autres s'il en reste" est malheureusement encore très vivant.

Depuis 1972, quand les époux Meadows ont publié "Limits to Growth" (ça va bientôt faire 50 ans !), une grande partie du monde est convaincue que la technologie va sauver la planète. Et ça, ça fait peur. La grande majorité des gens n'ont pas vraiment compris ce que signifie avoir une seule Terre. En bref, je suis moyennement optimiste pour que les changements nécessaires soient mis en pratique avant la grosse casse."

Si juste. Cela étant, mon correspondant et moi, on espère être trop pessimiste. Mais, en tout cas, nous sommes des optimistes inquiets.

10/10/2020

29 novembre - Chaque personne dans son bon sens...

Le 29 novembre prochain, nous allons voter sur l'initiative pour des multinationales responsables.

Déjà les milieux économiques reprennent la vieille rengaine "On ne peut pas être sage tout seul", pour dire que la Suisse prendrait des risques inconsidérés en demandant aux multinationales établies sur notre sol de satisfaire à des conditions éthiques minima.

Vraiment inquiétant. Les milieux concernés semblent faire bloc alors que, ce sont eux qui le disent, c'est une minorité seulement qui pratique de routine corruption, indifférence aux populations locales dont la santé est gravement altérée, non-respect des droits humains fondamentaux... Que penser ? Que croire ?

Pourquoi un tel ralliement suspect derrière les "moutons noirs". Bon, notre pays n'a sans doute jamais été un exemple d'impeccabilité en matière éthique. Mais tout de mème, on voudrait que des signes soient posés dans le bon sens.

Le 29 novembre, chaque personne dans son bon sens dire devrait logiquement dire oui à l'initiative. Le peuple souverain montrera-t-il cette logique ?

Pour information, voir le très intéressant flm à ce propos:

documentaire « Multinationales : l’enquête