30/01/2021

L'(in)action de notre pays est simplemet inacceptable - Trois minutes de radio qu'il faut écouter

En cette journée  pluvieux - et triste, je veux attirer l’attention sur une situation autrement grave, scandaleuse. Jacques Poget, dans sa chronique du samedi matin sur Espace 2, vient de parler de la démarche des médecins du MASM - Médecins Action Santé Migrants, à propos de la situation inacceptable dans les camps des îles grecques.  L'attitude  du médecin de santé publique, aujourd’hui Chef controversé du DFAE, Ignazio Cassis, est pitoyable.  Le MASM, où on trouve des praticiens distingués de Romandie (qui n’ont pas une histoire d’activisme) s’étonne vivement de l'abandon par le Conseiller fédéral des principes d’éthique médicale.
 
 
Suivre ce lien et écouter à 8 h. 27, cela dure trois minutes. Bien sûr, notre pays ne peut pas accueillir tout le monde (on n'ose plus dire "La barque est pleine" mais plusieurs le pensent). Je suis membre du MASM mais l'animateur principal est un citoyen à l'intégrité reconnue, le Dr Paul Schneider, ancien chirurgien-chef de l'Hôpital de Ste-Croix (qui à 86 ans déploie une action qui force l'estime et l'admiration).
 
En politique suisse les miracles sont rares... mais merci de lire et écouter. Et d'agir peut-être.
 

20/08/2020

Être éco-anxieux, c 'est être réaliste... pas malade !

A plusieurs reprises récemment, on a vu dans les médias des références à une évolution qui interpelle: nos concitoyens, jeunes ou moins jeunes, qui manifestent leur préoccupation pour les conséquences du dérèglement climatique et de la diminution de la biodiversité. 

Parmi les manières de faire faux devant cette situation : d’abord, continuer à refuser la réalité, comme le fait de manière irresponsable le président des Etats-Unis. Ensuite, étiqueter les éco-anxieux de personnes impressionnables qui devraient faire appel à la médecine plutôt que de déprimer les autres.

Les déséquilibres planétaires sont une catastrophe s’accentuant tous les jours. Une catastrophe concomitante, c’est qu’une partie de la population, trop troublée par les perspectives sombres découlant du caractère irréfutable du phénomène, préfère se voiler la face, écouter les sirènes négationnistes. En Europe heureusement, la plupart des leaders politiques s’engagent pour prendre des mesures (en passant, merci au Conseil d’Etat vaudois pour son récent Plan climat). Dans de grands pays américains, du Nord et du Sud, c’est le sommet de l’incurie : on en vient à interdire de parler des faits scientifiques avérés (y compris dans les écoles… comment veut-on alors préparer nos enfants ?!), ne voulant croire que des notions et chiffres manipulés par un pouvoir dont l’incompétence est chaque jour plus évidente.

N.B. : les éco-anxieux ne sont ni des malades ni des pleurnicheurs déplorant le paradis perdu, la plupart sont actifs dans des démarches pro-climat, souvent au détriment de leurs confort et intérêts immédiats !

07/05/2020

Il ne faut pas de "retour à l'anormal" !

C'est en tout cas le sens du propos de l'économiste  Mohamed Yunus, Prix Nobel, dans le journal "Le Monde" du 6 mai. Sommes disposés à lire et écouter ?

"L’épidémie de Covid-19 est en train dinfliger à notre monde des dégâts incommensurables. Mais si considérables que soient ces dommages, cest également une occasion unique qui se présente à nous. Il ne sagit pas de savoir comment relancer l’économie. La vraie question est celle-là : faut-il revenir au monde tel quil était avant larrivée du SARS-CoV-2 ? Ou bien le repenser ?

Inutile de le rappeler, le monde davant le coronavirus nous était néfaste. Lhumanité se préparait à une avalanche de tragédies. La catastrophe climatique allait rendre la planète impropre à la vie humaine ; lintelligence artificielle nous conduisait tout droit vers le chômage de masse ; la concentration des richesses atteignait des niveaux explosifs. La décennie qui venait de commencer était celle de la dernière chance, nous ne cessions le répéter. Après elle, tous nos efforts nauraient que des effets dérisoires, insuffisants pour sauver la planète. Est-ce là le monde auquel nous voulons revenir ? Cest un choix qui ne dépend que de nous."